April 15, 2021

Un constructeur de Bearhawk monte son avion en mode toutes saisons

admincopa

Le 9 avril, Bearhawk Aircraft a annoncé la réalisation d’un avion Bearhawk 4 places monté à la fois sur roues, flotteurs et skis. Construit par le propriétaire et exploitant, Robert Taylor, demeurant à Kenai en Alaska – une ville côtière au sud-ouest d’Anchorage à l’embouchure de la rivière Kenai – cet avion « triphibie » polyvalent s’avère parfaitement adapté à l’environnement régional composé de rives, de voies navigables et de toundra souvent gelée.

« Mon fils et moi avons construit l’avion ensemble », a fait savoir M. Taylor. « L’idée de départ était de le mettre sur des flotteurs. Je vole toute l’année en Alaska. Je suis sur des skis maintenant, mais il est temps d’installer les roues. En juin, l’avion sera de nouveau monté sur flotteurs pour accéder à un lac non loin d’ici. »

Le Bearhawk triphibie de M. Taylor est propulsé par un moteur 6 cylindres Lycoming O-540-E4B5 à carburateur développant 260 HP. À titre de comparaison, souligne Bearhawk, c’est le même bloc de gros calibre que l’on trouve généralement sur les avions Piper PA-32 Cherokee Six et Britten Norman BN-2 Islander. M. Taylor est mécanicien cellule/groupe moteur et ancien inspecteur. Depuis qu’il a terminé son Bearhawk en août 2017, il a passé plus de 400 heures de vol dans son poste de pilotage.

« Les commandes de vol sont très réactives (l’avion peut être piloté avec deux doigts). Les décrochages sont très prévisibles et n’ont pas tendance à pivoter sur l’aile », a commenté M. Taylor. « Le Lycoming 6 cylindres procure toute la puissance dont vous avez besoin et rend l’avion très sécuritaire. »

M. Taylor dit avoir atteint des vitesses de pointe de 160 mi/h (vitesse indiquée) et avoir atterri à 52 mi/h (mesures calculées l’avion monté rue roues). « Sa capacité de voler vite et de voler lentement rend cet aéronef très polyvalent. À une puissance de 22 x 22 (2200 tr/min x 22 pouces de pression d’admission), la vitesse de croisière du Bearhawk s’élève à 130 mi/h pour une consommation de 11-12 gallons/h. »

Bearhawk explique que l’installation par M. Taylor des flotteurs Edo 2870 (maintenant soutenus et entretenus par Kenmore Air à Washington) a nécessité une modification minimale. Le modèle 2870 était initialement certifié pour une utilisation sur les Cessna 180/185 Skywagons. L’ajout de flotteurs ralentit la vitesse de croisière de l’avion de 15 mi/h, en raison de l’augmentation de la traînée, selon M. Taylor. Une contre-dérive (liston simple/ dérive de queue sous l’empennage) a également été installée pour améliorer la stabilité directionnelle lors de vols à fort angle d’incidence.

M. Taylor signale que le temps de décollage entre le ralenti et la séparation est d’environ six secondes au niveau de la mer. Un poids brut autorisé de 2700 lb avec flotteurs rend l’avion « vraiment pratique », a-t-il indiqué. « Les doubles portes de chargement s’avèrent très utiles lors du chargement/déchargement de la cargaison sur flotteurs. La visibilité vers l’avant se révèle aussi exceptionnelle sur le Bearhawk équipé de flotteurs. »

Monté sur skis, fait remarquer M. Taylor, la vitesse de croisière du Bearhawk 4 places est légèrement plus rapide que lorsqu’il est monté sur roues, en raison d’une traînée réduite. « La puissance supplémentaire devient très utile sur skis dans la poudreuse profonde, et aussi sur flotteurs », a-t-il déclaré. Pour répondre adéquatement aux conditions hivernales rigoureuses de la région de M. Taylor, son Bearhawk est équipé de skis latéraux M3000 (skis métalliques de remplacement d’Aero Ski à Brooten au Minnesota) et d’un ski de queue T3000 (ensemble roue-ski en aluminium pour la roue de queue Scott 3200). Pour un usage sur la toundra gelée, a indiqué M. Taylor, cette combinaison rend l’avion très efficace sur skis. « Les caractéristiques de maniabilité sont similaires à celles du vol avec des roues. »

« En tant que pilote, je trouve que le Bearhawk répond à tous mes besoins. En tant que mécanicien d’aéronefs licencié, j’ai de l’expérience avec à peu près tous les types d’avions légers classiques de l’aviation générale », a poursuivi M. Taylor. « À la lumière de cette expérience, je trouve que la qualité des matériaux et de la fabrication du Bearhawk 4 places se compare avantageusement à celle des avions certifiés de toute catégorie sur lesquels j’ai travaillé », a conclu M. Taylor.

(Photos : Bearhawk Aircraft, Robert Taylor)