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Category Archives: Nouvelles

Journée de vol de la Canadian Harvard Aircraft Association

— Par Gus and Clara Corujo

Le 27 mai, la Canadian Harvard Aircraft Association (CHAA) – basée à l’aéroport régional de Tillsonburg – a organisé sa première journée de vol de la saison. L’organisme, entièrement composé de bénévoles, a offert des expériences de vol d’initiation sur un Harvard pour 225 $ (incluant une adhésion à la CHAA). Onze décollages ont été vendus à des passionnés d’aviation, lesquels ont eu le plaisir de monter dans cet avion d’entraînement de la Seconde Guerre mondiale.

La Canadian Harvard Aircraft Association se veut aujourd’hui à la fois un musée, un regroupement de partisans et une société historique. Elle compte sur les services d’un mécanicien à temps plein. Tous ses membres partagent un objectif commun : saluer les exploits d’un avion qui a joué un rôle important dans la Seconde Guerre mondiale.

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Barbecue du jeudi soir des Tiger Boys

 Par Gustavo et Clara Corujo

Organisées par les Tiger Boys, les soirées barbecues du jeudi à l’aéroparc de Guelph sont devenues très populaires auprès des passionnés d’aviation et des propriétaires d’aéronefs. Conviviale et familiale, cette rencontre permet aux gens de se familiariser avec des avions d’époque et classiques, de parler aux pilotes et même de faire un tour. Offert gratuitement, l’événement perçoit toutefois les dons avec reconnaissance.

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Oshawa et Waterloo encouragent les femmes dans l’aviation

Par Gus et Clara Corujo

Le samedi 29 avril, le Durham Flight Training Centre et les Ninety-Nines ont organisé le neuvième événement annuel Girls Take Flight à l’aéroport municipal d’Oshawa. Deux semaines plus tard, le 13 mai, le Waterloo Wellington Flight Centre a tenu un événement intitulé Girls Can Fly : une célébration des femmes dans l’aviation.

Malgré la météo, il y a eu un bon achalandage à Oshawa pour l’événement Girls Take Flight, lequel présentait une exposition dans le hangar et des activités de 10 h à 16 h. Voici un aperçu des exposants : le Durham Flight Centre, The Ninety-Nines, Enterprise Aviation Group, Air Canada, Jazz, Porter Airlines, WestJet, Oshawa Executive Airport et la COPA. À l’extérieur, on pouvait y voir un De Havilland DHC-8 Q400 de Porter Airlines, un CRJ200 Bombardier d’Air Canada Express, l’hélicoptère JetRanger de la police régionale de Durham, des avions anciens et classiques, ainsi que des véhicules militaires, des camions de pompiers et plus encore.

Les participant(e)s ont également eu l’occasion de se retrouver dans le poste de pilotage d’un F-18 en réalité virtuelle grâce à la présence d’un simulateur de pointe. Le First Canadian Chapter of the Ninety-Nines et le Durham Flight Training Centre ont offert la chance de gagner un premier cours de vol gratuit aux femmes et filles désirant apprendre à piloter.

Quant à l’événement Girls Can Fly du Waterloo Wellington Flight Centre, il s’est tenu de 9 h à 16 h dans ses installations de l’aéroport international de la région de Waterloo. Cet événement annuel a été créé pour promouvoir l’industrie aéronautique auprès des filles et des jeunes femmes. L’événement a également présenté des exposants de l’industrie, lesquels ont déployé tous les efforts pour offrir une expérience interactive et engageante aux participant(e)s de tout âge.

Nouveau cette année : Sunwing Airlines a apporté un Boeing 737 à l’événement avec pilotes et équipage. L’avion Q400 de Porter Airlines était ouvert pour des visites publiques, et Jazz a présenté un avion CRJ900 avec son équipage. Pour les amoureux des animaux, Pilots4Paws était sur place avec des amis à quatre pattes pour promouvoir leur travail auprès des chiens ayant besoin d’un foyer et de soins médicaux. Des remerciements particuliers ont été adressés à tous les bénévoles, au Waterloo Wellington Flight Centre, au COPA Breslau Flyers Flight 26, à Great Lakes Helicopter et aux exposants.

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Careers in Aviation Expo inspire la prochaine génération

Plus de 550 personnes ont assisté à l’exposition consacrée aux carrières dans le domaine de l’aviation « Careers in Aviation Expo » qui s’est tenue le 6 mai dans le hangar South Bay de WestJet à l’aéroport international Pearson de Toronto. L’exposition à guichets fermés a offert aux participants 4 présentations sur la scène principale issues de chefs de file de l’industrie; 30 séances en petits groupes avec des mentors traitant de sujets d’actualité dans l’aviation; 42 exposants de premier plan et 4 avions en exposition statique dans l’immense hangar d’entretien de WestJet – celui que la compagnie utilise principalement pour ses 787 et 737, ainsi que ses petits Q400.

Gandeephan Ganeshalingam, vice-président des opérations techniques chez WestJet, a lancé la journée avec une présentation principale offrant aux participants une vue d’ensemble sur l’aviation, avant de discuter de la croissance et de l’orientation de WestJet, ainsi que des occasions de carrière dans l’industrie. La scène principale a été l’hôte de deux autres présentations de compagnies aériennes au cours de la journée dressant un tableau des divers modèles d’exploitation en vigueur au Canada : celle de Lawrence Hughes, vice-président principal et directeur des ressources humaines chez Porter Airlines (qui a discuté de la croissance de la compagnie aérienne personnalisée et de son approche unique en classe économique sur le marché des avions de ligne); et celle de Gray Cooper, directeur de la formation des pilotes chez Flair Airlines (qui a fait valoir le modèle de sa compagnie aérienne en matière de concept, d’innovation, d’avancées et d’occasions).

Michael Nault, directeur des programmes commerciaux chez Bell Textron Canada, a également fait une présentation sur la scène principale, celle-là axée sur les tendances dans le secteur des hélicoptères et de l’ascension verticale, l’étendue des opérations et des innovations de Bell ainsi que l’éventail des occasions en ingénierie aérospatiale.

Entre ces quatre présentations sur la scène principale, les participants ont eu le loisir de participer à une série de séances en petits groupes – pour lesquelles ils s’étaient inscrits préalablement – afin de discuter d’occasions de carrière avec des professionnels chevronnés : pilotes d’aéronefs à voilure fixe et techniciens d’entretien d’aéronefs (TEA), contrôleurs de la circulation aérienne, exploitants de services aéronautiques et chefs militaires, chefs des opérations aériennes, pilotes hélicoptères et autres.

L’un des faits saillants de l’événement d’une journée a été son exposition statique composée de l’un des nouveaux hélicoptères CH-148 Cyclone de l’Aviation royale canadienne (ARC), un Q400 de WestJet, un PC-12 d’Ornge et un Robinson R44 de Select Aviation.

WestJet a été le commanditaire principal de la première des deux expositions Careers in Aviation 2023, avec Porter Airlines (commanditaire Platine), CAE et Diamond Aircraft (commanditaires Argent) et Centennial College (commanditaire Bronze). La seconde exposition annuelle, présentée par Wings and Helicopters, aura lieu le 24 octobre à Calgary. Elle entend ratisser plus large avec la participation d’autres médias d’Annex Business Media axés sur la sécurité, les forces de l’ordre et la lutte contre les incendies.

Rapport du BST sur un accident d’hydravion près de l’aérodrome de Rivière Bonnard

Le 4 mai 2023, le Bureau de la sécurité des transports du Canada (BST) a publié son rapport d’enquête (A22Q0116) sur une collision mortelle avec le relief à la suite de la séparation en vol de l’aile gauche d’un Wag-Aero Sportsman 2+2 (hydravion de construction amateur), survenue en septembre 2022 près de l’aérodrome de Rivière Bonnard au Québec. Le BST a mené une enquête de catégorie 4 de portée limitée sur cet événement.

Le BST relate que vers 8 h 30 le 23 septembre 2022, l’hydravion Wag‑Aero Sportsman (immatriculation C‑FFDA, numéro de série 792) avec à son bord le pilote et une passagère, a décollé du lac Mylène, situé à 12 milles marins à l’ouest de l’aérodrome de Rivière Bonnard (CRB4), pour effectuer un vol local selon les règles de vol à vue.

Le BST poursuit qu’à environ 4 milles marins au sud du lac Mylène, l’aile gauche de l’hydravion s’est complètement détachée, ce qui a provoqué une descente non contrôlée de l’hydravion, qui a ensuite percuté le relief. Les deux occupants ont été mortellement blessés. L’hydravion a été détruit par la force de l’impact. Aucun incendie ne s’est déclaré. La radiobalise de repérage d’urgence de 406 MHz s’est déclenchée et le système de recherche et sauvetage par satellite Cospas-Sarsat a capté le signal à 8 h 46.

Exemple de corrosion observée sur la queue de l’aéronef à l’étude. (Photo : BST)

Le pilote détenait la licence et les qualifications nécessaires pour effectuer le vol à l’étude; et il avait accumulé plus de 4400 heures de vol, pratiquement toutes sur l’aéronef de l’événement. L’avion avait été construit par le pilote en cause en 1989. D’après le carnet de route en date du 4 septembre 2022, il avait accumulé 4422 heures de vol depuis sa construction. L’hydravion était équipé d’un moteur Avco Lycoming IO-360-A1B6 (numéro de série L-59367A) de 200 HP, indique le BST, et chaque aile était supportée par deux haubans principaux et deux haubans secondaires.

L’aile gauche de l’hydravion a été retrouvée à environ 300 pieds en amont de l’épave. Elle était fortement endommagée. Le hauban principal arrière de l’aile, explique le BST, était pratiquement intact et était toujours attaché, mais la fixation servant à le fixer au fuselage était corrodée et présentait une cassure nette. Le BST ajoute que l’autre hauban principal (le hauban avant) normalement présent sur la même aile était manquant et n’a pas été retrouvé sur le site. Selon le rapport du BST, pratiquement tous les points d’attache, charnières et tringleries des commandes de vol de l’aile gauche présentaient d’importants signes de corrosion.

Dans le cadre de son enquête, le BST a envoyé les deux haubans principaux de l’aile droite (avant et arrière), le hauban principal arrière de l’aile gauche et toutes les chapes de fixation au fuselage à son laboratoire d’ingénierie à Ottawa en Ontario à des fins d’examen. Ce dernier a révélé que les chapes des haubans de droite et celle du hauban arrière gauche avaient rompu par surcharge, commente le BST. La chape du hauban avant gauche présentait des signes de fissures par fatigue.

Lire le rapport complet du BST pour plus d’information.

 

Levaero publie un rapport sur le marché canadien de l’aviation

Levaero Aviation a publié son premier rapport sur l’état du marché canadien, lequel résume les transactions d’aéronefs dans son secteur de l’industrie; celles qui ont eu lieu à destination, en provenance et à l’intérieur du Canada au cours de l’année 2022. Le rapport de 35 pages (en anglais) peut être téléchargé gratuitement sur le site Internet de l’entreprise.

Pour produire le rapport, Levaero a mis à profit ses 26 années d’expérience dans l’assistance aux clients pour l’acquisition et la vente d’aéronefs, ainsi que dans la fourniture aux clients de services d’entretien, réparation et révision (MRO).

Levaero explique que son nouveau rapport sur le marché canadien est le tout premier document d’analyse de marché en son genre, axé uniquement sur le marché canadien de l’aviation. Le rapport comprend une gamme d’informations et de données, y compris les tendances en matière de propriété d’aéronefs, la taille de la flotte et les types d’aéronefs en demande. Il fournit également une analyse de l’activité du marché, mettant en évidence les principaux facteurs de croissance et d’investissement.

« Nous sommes fiers d’être les premiers à fournir une analyse détaillée du marché canadien de l’aviation », a déclaré Stan Kuliavas, vice-président Ventes et développement chez Levaero Aviation. « Notre équipe a travaillé sans relâche pour compiler et analyser les données afin de fournir des renseignements précieux à nos clients et partenaires de l’industrie. »

La COPA accueille Mark van Berkel en tant que nouveau président et chef de la direction

Annonce du Conseil d’administration de la COPA, par Doug Ronan, Président du conseil et directeur sud de l’Ontario :

Les membres du conseil d’administration de la COPA sont ravis d’annoncer que Mark van Berkel a accepté de rejoindre la COPA en tant que nouveau président et chef de la direction.

Mark possède une vaste expérience dans le domaine de l’aviation, des affaires et de la gestion qui lui sera très utile pour diriger la COPA dans sa mission « Avancer, promouvoir, et préserver la liberté de vol des Canadiens. »

Originaire de Calgary, Mark réside maintenant à Ottawa. Membre actif de la COPA depuis 20 ans, Mark a obtenu son PPL peu après l’université et reste un pilote actif avec une qualification IFR courante. Il a possédé et exploité cinq avions au cours de ces 20 années d’adhésion à la COPA. Mark a commencé sa carrière dans l’aviation en tant que TEA en avionique à Vancouver, puis il a déménagé à Ottawa où il a travaillé pour les services aéronautiques de Transports Canada et est devenu le spécialiste en chef de l’avionique. Il est ensuite passé au secteur privé, puis a fondé et développé une entreprise de fabrication d’avionique très prospère, TrueNorth Avionics, spécialisée dans la conception et la fabrication de systèmes de communication et de connectivité de données pour les avions d’affaires. Après avoir fait croître l’entreprise à plus de 50 employés en seulement dix ans, Mark a vendu TrueNorth à Satcom Direct, qui a continué à développer le succès de TrueNorth.

Au cours de sa carrière professionnelle, Mark a acquis une grande expérience dans la défense des intérêts des parties prenantes gouvernementales, y compris Transports Canada et Nav Canada, et dans l’établissement d’interfaces positives avec eux. Mark est une personne incisive et réfléchie qui a prouvé sa capacité à mener une équipe et une organisation vers le succès. Il est passionné par l’aviation générale et est enthousiaste à l’idée de mettre son expérience et ses compétences au service de la mission et de la vision de la COPA.

Le conseil d’administration souhaite une fois encore exprimer notre gratitude à Jim Ferrier, qui a gracieusement et avec compétence assumé la responsabilité de la direction de la COPA à titre intérimaire, ce qui nous a donné le temps de recruter un candidat excellent pour occuper ce poste à titre permanent. Jim reprendra ses fonctions au sein de la direction des opérations aériennes.

Mark commencera officiellement dans ses nouvelles fonctions le 15 mai 2023 et prévoit d’assister à l’assemblée générale annuelle de la COPA à l’aéroport de Rockcliffe, à Ottawa, le 11 juin, où il a hâte de commencer à faire connaissance avec nos membres. Nous vous encourageons à accueillir chaleureusement Mark à bord car, ensemble, nous inspirons la passion du vol et préservons notre liberté de prendre l’air.

Doug Ronan
COPA Chair and Southern Ontario Director
Président du conseil et directeur sud de l’Ontario
Tel: (705) 3274730

Ottawa finance la fondation Flight Safety de la COPA

Réunis pour célébrer le nouveau fonds octroyé à la COPA (de g. à d.) :  James Ferrier, PDG par intérim de la COPA; Bill Blair, ministre de la Protection civile; et Sharon Cheung, directrice Programmes et relations publiques à la COPA.

Un financement de 558 903 $ sur 3 ans a été annoncé par Bill Blair, ministre de la Protection civile, pour améliorer la formation des pilotes et à la rendre plus accessible en ligne. Ce financement a été octroyé à la fondation Flight Safety de l’Association canadienne des propriétaires et pilotes d’aéronefs (COPA). « En finançant cet important projet, le gouvernement du Canada aide à fournir aux pilotes amateurs des outils essentiels qui assureront leur sécurité et contribueront à améliorer les conditions des aviateurs en ce qui a trait à la sécurité dans l’ensemble du pays », a fait valoir M. Blair. « Je remercie la COPA pour son travail acharné et pour son engagement en faveur de l’amélioration continue de la sécurité aérienne mondiale et de la protection de notre espace aérien.  »

L’Académie de l’aviation COPA veillera à ce que les pilotes aient accès 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, à la formation nécessaire en matière de sécurité et de recherche et sauvetage, à la fois dans les deux langues officielles et sans frais pour les pilotes. La COPA indique que ce nouveau portail d’apprentissage en ligne fournira à la communauté de la sécurité publique des données et des idées inestimables sur les lacunes dans les connaissances en matière de formation sur la sécurité des pilotes.

Le financement, provenant du Fonds des nouvelles initiatives de recherche et de sauvetage (FNI de R-S) de Sécurité publique Canada, aidera également la COPA à mettre en place des cours de sécurité améliorés qui aideront les pilotes à maintenir leurs licences et à se tenir au courant des pratiques exemplaires pour un vol plus sécuritaire.

« Les pilotes canadiens travaillent dur pour pouvoir voler librement, et ils ont à cœur la sécurité et l’amélioration de leurs compétences. Pour la première fois dans l’histoire du Canada, tous les pilotes du pays auront un accès égal à une formation de qualité en matière de sécurité, laquelle contribuera à prévenir les opérations de sauvetage », a déclaré Jim Ferrier, PDG par intérim de la COPA. « Cette nouvelle ressource fournira également de nouvelles mesures en matière de sécurité à l’industrie, des mesures qui étaient jusqu’à présent inaccessibles à l’échelle nationale. Par conséquent, le nouveau centre d’apprentissage en ligne de la COPA pour les passionnés d’aviation jouera un rôle important dans l’atténuation des risques liés à l’aviation en mettant en évidence les principales considérations en matière de sécurité pour les pilotes, et ce, de manière continue.  »

Transports Canada lance une étude aéroportuaire pour le sud de l’Ontario

Le 18 avril, Omar Alghabra, ministre des Transports du Canada, a annoncé discrètement – par rapport à son impact potentiel sur l’aviation canadienne – que Transports Canada (TC) avait publié une demande de propositions (DP) pour embaucher un entrepreneur offrant des services professionnels en aviation afin d’aider le Ministère à analyser l’offre et la demande actuelles et futures en matière de capacité aéroportuaire dans le sud de l’Ontario. Cette décision est considérée comme une première étape vers une décision définitive concernant la construction d’un aéroport sur les terrains de Pickering, un sujet qui fait l’objet d’une évaluation depuis 1972.

TC publiera ensuite une deuxième DP pour engager un entrepreneur tiers à qui il confiera le mandat d’étude et de consultation. Le gouvernement décrit cette analyse comme une première étape vers la prise d’une décision finale concernant l’avenir des terrains de Pickering.

Le Sud de l’Ontario est la région la plus peuplée du Canada, avec plus de 6,3 millions de Canadiens dans la seule région du Grand Toronto (RGT). « C’est pourquoi le gouvernement doit évaluer les besoins en capacité aéroportuaire supplémentaire dans la région. »

TC a ajouté un avis de non-responsabilité à son énoncé du 18 avril : « Nous n’avons pas l’intention de construire un aéroport sur les biens-fonds (terrains et bâtiments) de Pickering à court terme. Les résultats de l’étude pourraient, par exemple, mener à la conclusion qu’une telle construction n’est pas nécessaire. » Le processus est actuellement à l’étape d’évaluation.

« Aujourd’hui, marque le début d’un processus d’analyse sur l’avenir des installations aéroportuaires dans le Sud de l’Ontario », a déclaré M. Alghabra. « Ce travail nous rapprochera de la prise d’une décision finale concernant les terrains de Pickering. »

L’un des obstacles à la construction d’un aéroport sur les terrains de Pickering repose sur des dizaines de baux agricoles dans la région. En 1972, Ottawa a acquis 75 km2 de terrain à 56 km au nord-est du centre-ville de Toronto, pour développer un nouvel aéroport. En 1975, ce plan a été suspendu au profit de l’agrandissement des aéroports existants. Les propriétés sur les terrains de Pickering ont alors été louées à des locataires résidentiels, agricoles et commerciaux. On dénombre maintenant environ 172 baux agricoles, 64 baux résidentiels et 48 baux commerciaux sur ces terrains.

Les baux agricoles sur les terrains de Pickering rapportent 120 $/an par acre exploitable. Tous les baux agricoles en vigueur le 1er avril 2018 sont d’une durée de 10 ans (au même taux de location). Une étude d’évaluation des besoins publiée en 2011 a prédit qu’un aéroport supplémentaire serait nécessaire dans la RGT entre 2027 et 2037. Elle a également confirmé que les terrains de Pickering s’avéraient un emplacement idéal. Comme les données utilisées pour l’étude de 2011 remontent à 2010, Ottawa a décidé de procéder à leur mise à jour.

(Image : KPMG)

Un diplômé du CMR sera le premier Canadien dans l’espace lointain

― Par Owen Fullerton, journaliste à l’Initiative de journalisme local, YGK News (Photo : Robert Markowitz, NASA)

Un ancien étudiant du Collège militaire royal (CMR) fera partie de la première mission avec équipage vers la lune depuis le dernier vaisseau Apollo lancé en 1972. L’équipage du vaisseau Artemis II a été dévoilé le 3 avril, auquel fait partie le colonel Jeremy Hansen. En plus de marquer son baptême spatial, cette mission en fera le premier Canadien à participer à un voyage circumlunaire.

M. Hansen s’est joint à l’escadron 614 des cadets de l’Aviation royale du Canada (ARC) dans sa ville natale de London en 1988. C’est ainsi que sa carrière dans l’aviation a été lancée. Ensuite, ce pilote de CF-18 de l’ARC a obtenu un baccalauréat spécialisé en sciences spatiales du CMR en 1999, avant d’obtenir une maîtrise ès sciences en physique.

Il a été sélectionné par l’Agence spatiale canadienne (ASC) en 2009 dans le cadre de la troisième campagne de recrutement d’astronautes canadiens. Il a obtenu son diplôme de formation des candidats astronautes en 2011. En 2017, il est devenu le premier Canadien à se voir confier la direction d’une classe d’astronautes de la NASA. Après l’annonce de la formation de l’équipage, M. Hansen a déclaré qu’il était honoré, excité et impressionné par ce qu’un « leadership fort, des objectifs élevés, une passion de collaboration et une attitude positive peuvent permettre d’accomplir ».

« Faire partie de l’équipage d’Artemis II évoque à la fois de la passion et de l’humilité. Je suis enthousiaste de pouvoir mettre à profit mon expérience, ma formation et mes connaissances pour entreprendre cette mission difficile au nom du Canada », a commenté M. Hansen. « Je suis touché par les contributions incroyables et le travail acharné de tant de Canadiens qui ont permis de transformer cette occasion en réalité. Je suis fier et honoré de représenter mon pays dans cette mission historique. »

Le vice-recteur aux études et professeur de physique du CMR, le Dr Ribal Georges Sabat, a fait valoir que c’était un grand honneur pour le Département de physique et de sciences spatiales de voir l’un de ses diplômés être sélectionné pour la mission. « Le Collège militaire royal du Canada est extrêmement fier de l’ancien cadet, le colonel Jeremy Hansen, pour avoir mis les efforts ayant mené à sa sélection comme spécialiste de mission à bord d’Artemis II de la NASA », a indiqué M. Sabat dans un communiqué. « Le programme de sciences spatiales du CMR est l’un des rares programmes universitaires au Canada qui offre une formation spécialisée en physique liée à l’espace, y compris la mécanique orbitale, la conception et l’analyse de missions spatiales, ainsi que le suivi de satellites, la télédétection et les communications. C’est un grand honneur pour le CMR – et en particulier pour le Département de physique et des sciences spatiales – qu’un de nos diplômés soit sélectionné pour un événement historique aussi incroyable. »

Artemis II effectuera un voyage spatial qui durera jusqu’à trois semaines en 2024, dans le cadre d’une mission circumlunaire visant à s’assurer que tout sera prêt pour Artemis III, dont le but est le retour d’humains à la surface de la lune en 2025. Son objectif ultime est de pouvoir établir des « séjours à long terme » sur la lune et d’assurer le relais vers Mars. Voici les autres astronautes constituant l’équipage : Christina Hammock Koch, Victor Glover et G. Reid Wiseman, tous des Américains. Artemis II devrait être lancé en novembre 2024.