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Bombardier accélère les essais en vol de l’EcoJet

Dans le cadre de cette nouvelle étape du projet de recherche EcoJet, Bombardier a fait voler un véhicule d’essais de 5,5 m (18 pi) d’envergure conçu comme un avion à aile et fuselage intégrés visant à réduire jusqu’à 50 % les émissions des avions d’affaires. (Photo : Bombardier)

En marge du Salon annuel 2023 de l’Association de l’aviation d’affaires des États-Unis (NBAA-BACE) tenu à Las Vegas, Bombardier a fait le point le 16 octobre dernier sur son projet de recherche EcoJet, décrivant les progrès réalisés dans la deuxième phase d’essais et dévoilant de nouvelles images d’un prototype de 5,5 m (18 pi) d’envergure. L’avionneur montréalais a expliqué que son projet de recherche EcoJet vise à réduire jusqu’à 50 % les émissions d’avion par une combinaison d’améliorations aérodynamiques, de propulsion et autres.

La recherche sur les technologies EcoJet a été lancée il y a 15 ans et s’est maintenant concrétisée en une gamme de véhicules à aile et fuselage intégrés qui se livrent à des essais en vol pour développer et porter à maturité les technologies pertinentes. Bombardier a fait valoir que l’analyse des données recueillies à partir du prototype de 5,5 m permettra à l’équipe d’ingénierie de parfaire ses connaissances des nouvelles lois de contrôle de l’aviation adaptées à la géométrie radicalement différente d’un avion à aile et fuselage intégrés, destinées à être appliquées aux avions d’affaires plus durables du futur.

« Nos ingénieurs sont impatients de commencer à exploiter les résultats tirés de cette deuxième phase du programme d’essais en vol », a commenté Stephen McCullough, vice-président principal, Ingénierie et Développement de produit. « À partir des nombreuses données tirées de la première phase d’essais en vol et tirant maintenant parti d’un modèle d’envergure deux fois plus large que le premier prototype, nous pouvons raffiner notre analyse. Chacune des phases expérimentales supplémentaires nous permet de tracer la voie menant vers des conceptions d’avions plus respectueuses de l’environnement et vers des nouvelles technologies. »

Composé de plusieurs campagnes de vol libre, le programme d’essais en vol de cet avion à aile et fuselage intégrés sera réalisé sur plusieurs années pour générer des données sans cesse plus précises dans des environnements représentatifs du monde réel. Le prototype de 5,5 m d’envergure du projet de recherche EcoJet de Bombardier a volé pour la première fois en 2022. C’est en 2017 que l’équipe Recherche et Technologie de Bombardier a commencé à tester la faisabilité en situation réelle de son travail théorique avec son premier prototype d’une envergure d’environ 2,4 m (8 pi).

Bombardier a également profité du NBAA-BACE 2023 pour souligner la livraison de son 150e biréacteur d’affaires Global 7500 en septembre dernier (à un client non divulgué). Le Global 7500 est entré en service en 2018.

La Flight Academy obtient le statut de collège

― Par Samantha Johnson, journaliste à l’Initiative de journalisme local, Medicine Hat News

La South Alberta Flight Academy (SAFA) a obtenu le statut d’école collégiale par l’Alberta Education en avril dernier. Le surintendant Reagan Weeks a fait une brève présentation au conseil lors de la réunion ordinaire de Prairie Rose Public Schools (PRPS) le 9 mai.

Même si PRPS savait que la concurrence serait féroce, elle a déposé sa candidature en raison de l’excellent programme qui a été créé. Les exigences collégiales comprenaient une collaboration entre la division scolaire et Super T Aviation, qui s’avère une école accréditée à part entière dans la province de l’Alberta. Ainsi, elle peut délivrer des certifications aux étudiants.

La nouvelle entité collégiale comportera trois programmes. En 10e année, les élèves participeront désormais à une formation en milieu sauvage, où ils feront l’expérience d’un simulacre d’écrasement d’avion. De plus, ils recevront leur licence radio ainsi que de nombreux autres certificats. En deuxième année, les élèves auront des occasions supplémentaires qu’ils n’avaient pas auparavant, et ils devront faire des choix.
Voici les trois programmes : (1) Technique d’entretien d’aéronefs (les étudiants y apprendront comment prendre soin des avions et suivre le processus de certification); (2) Pilotage; et (3) Contrôle aérien d’aéronefs et drones.

Tous les étudiants de la SAFA suivront des cours dans les trois programmes. Néanmoins, ils en choisiront un seul pour leur certification. Une quatrième année sera également offerte, au cours de laquelle les étudiants pourront compléter leur licence de pilote professionnel ou suivre la formation pour être certifié comme technicien d’entretien d’aéronefs.

Les élèves des trois programmes participeront à la construction du prochain avion de la SAFA. PRPS prévoit de vendre l’avion construit par les étudiants tous les trois ans. Celui nouvellement construit sera réservé aux étudiants du programme et aux nouveaux diplômés pour cumuler leurs heures de vol, ce qui diminuera les frais de location.

Hommage à Eric Dumigan à l’aéroport de Tillsonburg

― Texte et photos par Gord McNulty, vice-président de la Société d’histoire de l’aviation canadienne

Le 23 septembre, la famille et les amis du célèbre photographe aéronautique Eric Dumigan se sont réunis à l’aéroport de Tillsonburg pour lui rendre un hommage tout à son image.

Le nombre impressionnant de personnes et d’aéronefs s’étant déplacé pour l’événement témoigne de la grande estime qu’Eric suscitait au sein de la fraternité aéronautique. L’événement était organisé par la Canadian Harvard Aircraft Association et avait lieu dans le hangar de l’organisation.

Bernadette LaBarre Dumigan a tenu à exprimer sa gratitude à toutes les personnes présentes, ainsi qu’aux donateurs de la campagne GoFundMe lancée suite au décès soudain d’Eric le 25 septembre 2021. Dans un discours émouvant et touchant, Mme LaBarre Dumigan a déclaré qu’elle « aurait préféré avoir une vie plus courte avec Eric qu’une longue vie sans lui. »

Parmi les discours prononcés, soulignons ceux de Rich Kolassa, ami de longue date du défunt et de Naomi Wadsworth, du National Warplane Museum de Geneseo, dans l’État de New York. C’est d’ailleurs au spectacle aérien de Geneseo de 1998 que M. Kolassa a rencontré Eric pour la première fois, eux qui se côtoyaient régulièrement lors d’événements aériens tout au long de l’année.

Les membres de sa famille ont souligné le rire et le sourire espiègle d’Eric, nous rappelant sa bonne humeur contagieuse et le fait qu’il avait toujours une ou deux bonnes histoires à raconter.

Dave Rohrer et Leon Evans ont mené les représentants du Canadian Warplane Heritage Museum à bord du B-25 Mitchell du musée. Hannu Halminen dans son superbe P-51 Mustang aux couleurs du 424e Escadron de l’ARC, Alf Beam dans son T-28 Trojan et un DHC-2 Beaver de Viking Air figuraient également parmi les nombreux aéronefs présents pour l’occasion. Plusieurs noms connus du domaine du spectacle aérien étaient sur place, en plus de représentants des Guelph Tiger Boys, du Jet Aircraft Museum, de la Société historique de l’aviation du Canada, du chapitre 65 de l’EAA-Golden Horseshoe et plusieurs autres.

Six avions Harvard ont exécuté la formation du disparu (Missing Man) pour saluer la mémoire d’Eric, décrit par son ami Rich comme « un grand photographe, mais aussi un grand être humain ». Eric nous a peut-être quittés, mais son héritage inspirant restera avec nous pour toujours.

Dernier rendez-vous aérien de 2023 pour le club aéronautique Trillium Aviators

― Par Phil Lightstone (Photos : Ivan Kristensen)

C’est le 27 septembre 2023 qu’avait lieu le dernier rendez-vous aérien de la saison 2023 du club aéronautique Trillium Aviators. Environ 25 avions et plus de 40 personnes venues des quatre coins de la région sud-ouest de l’Ontario se sont posés à l’aéroport régional Orillia Rama (CNJ4). Avec ses deux pistes (la 12/30, de 3000 pi x 75 pi en asphalte et la 04/22, de 2000 pi x 150 pi) et son hydrobase, Orillia offre un accès facile à la rampe autant pour les avions amphibies que pour les appareils à voilure fixe ou à rotors.

(Photo: Ivan Kristensen)

Les participants se sont réunis au Tailwinds Bar and Grill, un trésor caché à Orillia. En plus de sa salle à manger, le restaurant propose une terrasse extérieure offrant une vue époustouflante sur le lac et les hydravions qui y circulent. L’unité de formation au pilotage d’Orillia offrant un cours de qualification sur hydravion, ce qui fait en sorte que le lac est particulièrement fréquenté par ces appareils. Quoi de mieux que déguster un hamburger tout en regardant les hydravions décoller et atterrir par un beau dimanche après-midi?

Gail Karns, de Lake Country Airways, a affirmé que « les membres de Trillium Aviators ont semblé passer un superbe moment, profitant de conditions météorologiques propices au vol à vue (VFR) et d’un succulent repas au Tailwinds Bar and Grill ».

(Photo: Ivan Kristensen)

Grâce au dévouement d’Ivan Kristensen, l’aéroclub Trillium Aviators entamera sa sixième saison d’activités invitant les pilotes et amateurs d’aviation pour des vols en semaine vers des destinations du sud de l’Ontario. Les activités varient de rendez-vous informels du type « apportez votre chaise et votre pique-nique » à de délicieux barbecues organisés par les chapitres locaux de la COPA. M. Kristensen a fondé le club Trillium Aviators en 2020 en réaction à la pandémie de Covid-19, s’inspirant de vols aériens auxquels il avait pris part durant ses vacances en Floride. La liste de diffusion de M. Kristensen compte désormais plus de 332 noms. À ce jour, l’aéroclub a organisé 59 sorties. Les personnes intéressées peuvent lui écrire à ivankris10@gmail.com pour être ajoutées à la liste.

Brockton étudiera la possibilité de vendre l’aéroport municipal de Saugeen

― Par Pauline Kerr, journaliste à l’Initiative de journalisme local, The Walkerton Herald Times (Photo: Pauline Kerr, The Walkerton Herald Times)

BROCKTON – Le conseil municipal de Brockton a demandé à son personnel de produire un rapport détaillé concernant l’avenir de l’aéroport municipal de Saugeen (SMA). Le rapport aura pour objectif « d’évaluer le service et les implications d’une vente ou d’une dissolution de l’organisation ».

La réunion du conseil du 12 septembre s’est tenue dans le hall du rez-de-chaussée du centre communautaire Elmwood. Un membre de la communauté assistait à la réunion, en plus du président et du vice-président de la commission de SMA, Messieurs Dave Hocking et Tom Hutchinson. Carl Kuhnke, représentant de Brockton à la commission de SMA, était absent.

Le rapport présenté lors de cette réunion indique que « dans le cadre de ses consultations budgétaires (…) la municipalité de Brockton a eu l’occasion d’examiner sa contribution financière à l’aéroport municipal de Saugeen, notamment les importants objectifs de financements inclus dans le budget proposé. Le conseil municipal a également identifié la pertinence d’évaluer le service et ses bénéfices pour les résidents de Brockton. » Le personnel a recommandé qu’un rapport complet soit fait afin d’évaluer le service et la possibilité de vendre l’actif. Une copie de la lettre envoyée à West Grey et Hanover, ainsi qu’un extrait d’une correspondance envoyée au maire de Brockton, Chris Peabody, par M. Hocking, étaient inclus dans l’ordre du jour.

Les membres du conseil de Brockton ont également demandé au personnel d’envoyer une lettre à West Grey et Hanover, les deux autres partenaires propriétaires de l’aéroport, « les invitant à envisager une vente de l’actif ou une liquidation volontaire ». La lettre adressée aux deux autres municipalités, datée du 8 septembre, souligne le rôle déterminant qu’ont joué les bénévoles et les pilotes dans l’exploitation de l’aéroport depuis ses débuts en 1990. La lettre aborde ensuite les défis financiers auxquels sont confrontées de nombreuses municipalités, ajoutant que Brockton se doit « d’évaluer la viabilité à long terme de ce service (SMA) et ses bénéfices pour l’ensemble des résidents de Brockton ».

La lettre indique en outre : « À la lumière des conditions économiques actuelles, le conseil municipal de Brockton estime que le temps est venu pour (…) Brockton d’évaluer l’avenir de l’aéroport municipal de Saugeen et de déterminer si la municipalité devrait continuer de subventionner l’organisation, compte tenu notamment des enjeux juridictionnels associés aux réglementations provinciales et fédérales concurrentes. »

Un premier vol avec du carburant durable d’aviation pour le Diamond DA42-VI

Un avion d’entraînement Diamond DA42-VI propulsé par le moteur Austro AE300 effectue tour de piste à l’aéroport de Brême. (Photo : Aéroport de Brême)

Le 23 septembre, un avion d’entraînement Diamond DA42-VI de l’European Flight Academy, filiale de Lufthansa Aviation Training GmbH (LAT), a effectué pour la première fois quelques tours de piste alimentés au carburant durable d’aviation (SAF) à l’aérodrome de l’aéroport de Brême. Diamond explique que ce vol d’essai a fait l’objet d’une préparation intensive de la part de LAT, Diamond Aircraft et Austro Engine, fabricant du moteur.

L’aéroport de Brême a été choisi pour ce vol, car il compte parmi les premiers aéroports d’Allemagne à permettre à stocker et le ravitaillement en SAF fourni par World Fuel Services. Ce carburant est produit à Gand, en Belgique, à partir de déchets pétroliers, de plantes aquatiques et de plantes terrestres. Diamond explique que les huiles et les matières grasses sont d’abord hydrogénées, puis raffinées de la même manière que les combustibles fossiles.

Cet essai marque le coup d’envoi d’une phase de tests approfondis concernant l’utilisation de mélanges de SAF. Il a été prouvé que le SAF pur non mélangé génère jusqu’à 80 % moins d’émissions de CO2 que le kérosène conventionnel, explique Diamond, qui prévoit une utilisation croissante des mélanges de SAF ASTM D7566 comme carburants d’appoint en aviation générale dans les années à venir. L’entreprise prévoit valider l’utilisation de mélanges de SAF pour l’ensemble de sa flotte d’ici la fin 2025. Les experts prédisent que les mélanges de SAF représenteront une part significative du marché d’ici 2030. Les SAF purs sans mélange pourraient faire leur apparition d’ici 2050.

« Le SAF est la solution la plus simple pour réduire les émissions de CO2 dans le domaine de l’aviation, a déclaré Robert Kremnitzer, responsable de l’organisation de conception chez Diamond Aircraft Austria. La majorité de la flotte de Diamond peut bénéficier directement de l’utilisation de moteurs à pistons au kérosène. Nous sommes très heureux d’en faire la démonstration grâce à cette coopération avec notre partenaire LAT et l’aéroport de Brême, et nous sommes convaincus que cet exercice permettra d’ouvrir la voie à de nouvelles possibilités. »

Le comté de Wheatland approuve les amendements pour le site De Havilland

De Havilland Field, situé à une heure de route à l’est de Calgary dans le comté de Wheatland, sera le site d’assemblage final des avions DHC-515 Firefighter, DHC Twin Otter et Dash 8-400. (Photo : De Havilland Aircraft of Canada)

― Par Lacie Nairn, journaliste à l’Initiative de journalisme local, DrumhellerMail.com

Une audience publique s’est tenue pendant la réunion ordinaire du Conseil le 15 août dernier où les pour et les contre de la construction du De Havilland Field ont été discutés.

Lors de cette séance, le conseil du comté de Wheatland a adopté les deuxième et troisième lectures concernant des amendements textuels à son plan de structure de la zone de l’autoroute 1 Ouest et à son règlement d’utilisation des terrains pour l’usine de fabrication d’avions De Havilland Field.

Ces modifications permettront à De Havilland Aircraft of Canada de construire une nouvelle usine de fabrication d’aéronefs dans le comté – y compris une « installation et des entreprises aérospatiales connexes » – et d’y placer des conteneurs aux fins d’entreposage temporaire. L’entreprise pourra ainsi y stocker « des pièces et de l’équipement avant la construction des installations à l’aérodrome ».

« Le promoteur, De Havilland Aircraft of Canada, propose de construire une nouvelle usine de fabrication d’aéronefs qui comprendra une installation d’assemblage d’avions; un centre de pièces, de fabrication et de distribution; un établissement d’entretien, de réparation et de révision; une piste; et des entités commerciales et industrielles connexes. », a expliqué Sherry Baers, directrice générale des Services communautaires et de développement, lors de la réunion.

Plusieurs parties prenantes et contribuables étaient présents pendant la partie audience publique de la réunion. Certains se sont prononcés pour s’exprimer à la fois en faveur et en défaveur du développement proposé du De Havilland Field.

Natasha Fyfe, directrice principale de la Chambre de commerce de Strathmore Wheatland, faisait partie de ceux qui se sont prononcés en faveur du développement. Elle a souligné les retombées économiques favorables potentielles pour le comté de Wheatland, dont « la création de centaines d’emplois pendant la phase de développement » et les quelque1500 emplois permanents que le De Havilland Field devrait générer par la suite.

En plus de créer des emplois dans la région, le développement proposé contribuera à attirer de nouveaux résidents et entreprises. Le promoteur immobilier Neal Coulter, qui est l’instigateur du projet Lakewood Meadows dans la ville de Strathmore, a fait valoir que le quartier connaissait une effervescence depuis que De Havilland avait annoncé son intention de construire dans le comté de Wheatland. Depuis, le promoteur avait vendu 30 terrains dans la phase 1 du projet, et il avait démarré la phase 2. D’ailleurs, près de 90 % des terrains de la phase 2 sont déjà vendus.

Outre le soutien obtenu, plusieurs propriétaires fonciers ont exprimé leurs inquiétudes à l’égard du projet De Havilland Field, dont la perte de terres agricoles de premier ordre et les conséquences sur la valeur des propriétés pour les propriétaires fonciers environnants et adjacents. Même si l’on s’attend à ce que leurs valeurs augmentent, cela pourrait freiner les producteurs agricoles qui cherchent à se développer dans la région si les prix des terres devaient augmenter. On a également soulevé les impacts qu’un développement de cette ampleur – comportant des usines – pourrait avoir sur les propriétés adjacentes, ainsi que les conséquences sonores du projet de déviation routière à travers la région.

On a aussi soulevé la question des bénéficiaires réels des avantages économiques du projet. Est-ce vraiment le comté de Wheatland, comme le clament les partisans du développement? À propos des 1500 emplois prévus à De Havilland Field, un propriétaire foncier a demandé si les personnes vivant dans le comté de Wheatland seraient privilégiées, comme d’autres municipalités se trouvent à proximité, dont Calgary et Strathmore, par exemple.

Certains propriétaires fonciers ont exprimé leurs préoccupations quant aux recettes provenant des taxes. Bien que De Havilland Field apportera son lot de gains fiscaux au comté de Wheatland, la municipalité ne se priverait-elle pas d’autres projets résidentiels, qui se rabattront alors dans les municipalités voisines, comme Chestermere ou Strathmore.

À la suite de l’audience publique, le conseil du comté de Wheatland a apporté quelques éclaircissements aux propriétaires fonciers présents. Les membres du Conseil ont exprimé leur gratitude envers une entreprise telle que De Havilland qui envisage de s’implanter dans le comté, et ils ont commenté que les revenus fiscaux et les occasions d’emploi générés par ce développement pourraient aider à retenir les jeunes qui pourraient autrement quitter les zones rurales en raison du manque d’emploi offrant une perspective de carrière. Ils ont également reconnu qu’une grande partie des terres du comté de Wheatland sont agricoles, mais que la diversification est nécessaire à la durabilité du comté, en raison du montant disproportionné des impôts perçus sur les propriétés agricoles.

Le Conseil a procédé à une deuxième et une troisième lecture des deux amendements du plan de structure de la zone de l’autoroute 1 Ouest, a redésigné les terres du lot De Havilland – de district général de l’agriculture à district de contrôle direct – et a apporté des amendements textuels pour permettre à De Havilland de placer temporairement des conteneurs de stockage sur ses terrains.

Tout est possible le jour du Kids Fly à SMA

« C’était amusant », se sont exclamés Shanika Latrell et Tatiana Emke à leur retour d’un vol avec Jamie Hastings au-dessus de Grey-Bruce lors de l’événement Kids Fly à SMA. (Photo : Pauline Kerr, The Walkerton Herald Times)

― Par Pauline Kerr, journaliste à l’Initiative de journalisme local, The Walkerton Herald Times

Les enfants et les avions : voilà une combinaison imbattable, surtout quand on y ajoute le soleil, des collations et une équipe de bénévoles déterminés à rendre la journée inoubliable pour les enfants.

L’événement annuel Kids Fly a été organisé à l’aéroport municipal de Saugeen (SMA) le dimanche 27 août, une journée plus tard à cause de conditions météo défavorables le samedi. Les enfants et leurs familles ont fait la queue pour s’inscrire afin d’avoir une chance de voler. Quant à eux, les pilotes ont aligné leurs avions sur la piste, prêts à décoller. Au total, six pilotes – Jamie Hastings, Tony Lang, Brenda Jolly, Ryan Dewsbury, Devon Allensen et Rick Lark – ont donné de leur temps pour initier 122 enfants (de 8 à 17 ans) au pilotage.

Jack Zeinstra de SMA, qui était très content que l’événement ait été reporté d’une journée, a fait savoir que certains pilotes étaient restés pendant toute la période réservée au vol (de 9 h 00 à 14 h 00). Il a ajouté que le nombre de bénévoles (de l’aéroport et de la communauté) était impressionnant. Chaque enfant a eu doit à un vol comme il se doit : de belles sorties d’au moins 15 minutes à survoler les comtés de Grey et Bruce. On invitait les jeunes à apporter un appareil photo pour immortaliser quelques souvenirs.

Après une séance d’information sur les mesures de sécurité, les enfants étaient escortés jusqu’à leur avion, et en avant l’aventure! À leur retour, les sourires fusaient de toute part. Chaque enfant s’est vu remettre une attestation datée aux couleurs de l’événement et avec le nom du pilote. Chacun avait également droit à un hamburger, un hot-dog ou des frites, gracieuseté du camion-cantine Fired Up Grilled in Action.

L’une des « pilotes en herbe » était Olivia Filsinger d’Elmwood. La jeune joueuse de hockey (gardienne) a apporté sa caméra pour filmer sa sortie. Son pilote était Devon Allensen. Le commentaire d’Olivia après l’atterrissage a été bref, mais éloquent : « génial » !

M. Zeinstra précise que cet événement a lieu chaque année, généralement juste avant la rentrée scolaire. La date de l’événement 2024 n’a pas encore été fixée, mais après la popularité de celui qui vient de se dérouler, il doit déjà en faire rêver plusieurs.

Rendez-vous aérien à l’aérodrome Arthur

Texte et photos par Gus et Clara Corujo

Le samedi 2 septembre, Roger Deming a organisé son rendez-vous aérien annuel à l’aérodrome Arthur (Damascus Field / CDF6) au nord-nord-est d’Arthur en Ontario. La piste gazonnée pittoresque de l’endroit – de 2006 pieds, direction nord-sud – est capable d’accueillir presque tous les avions légers. Une autre piste est-ouest totalise 1500 pi.

Malgré les vents violents qui ont empêché certains pilotes de prendre les airs, la journée fut splendide, et beaucoup d’aéronefs captivants s’y sont retrouvés. La communauté locale a également honoré l’invitation, ce qui a permis à plusieurs de retrouver de vieux amis. Peu importe le mode de transport, tous les participants ont été chaleureusement accueillis.

Nos plus sincères remerciements à Roger Deming et à ses sœurs, Tanya et Paula, pour leur aimable hospitalité et leur générosité, offrant gracieusement à tous nourriture et boissons.

Rapport de la GAMA sur les livraisons d’aéronefs au deuxième trimestre

Le 29 août, l’Association américaine des constructeurs d’appareils d’aviation générale (GAMA) a publié son rapport sur les livraisons et les facturations d’aéronefs d’aviation générale (AG) pour le deuxième trimestre 2023. Les résultats de l’industrie de fabrication d’aéronefs d’AG pour les six premiers mois de 2023, par rapport à la même période en 2022, indiquent une augmentation des livraisons d’aéronefs dans tous les segments ainsi qu’une augmentation de leur valeur globale.

« La croissance de notre industrie reste forte alors que les constructeurs continuent de livrer et de prendre des commandes de nouveaux aéronefs. Quand nous regardons vers l’avenir, il est impératif que les organismes de réglementation, en particulier aux États-Unis, gardent le cap de façon responsable et cohérente », a déclaré Pete Bunce, président et chef de la direction de la GAMA.

Les livraisons d’avions au cours du deuxième trimestre de 2023, par rapport à la même période en 2022, ont augmenté de 11,4 % pour les modèles à pistons (713 unités), de 17,4 % pour les turbopropulseurs (290 unités) et de 2,4 % pour les avions à réaction d’affaires (296 unités). La valeur des livraisons d’avions au deuxième trimestre de 2023 s’élevait à 9,2 milliards de dollars américains (G$ US), soit une augmentation de 1,4 %.

Les livraisons d’hélicoptères au cours du second trimestre de 2023, par rapport à la même période en 2022, ont augmenté de 28,7 % pour les modèles à pistons (112 unités) et de 30,4 % pour les modèles à turbine (339 unités). La valeur des livraisons d’hélicoptères a augmenté de 29,9 % pour atteindre 1,9 G$ US.

Le rapport complet du deuxième trimestre 2023 de la GAMA peut être consulté au gama.aero.

(Photo : Getty Images)