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Le programme d’aviation du FNTI renaît de ses cendres

― Par Patrick Quinn, journaliste à l’Initiative de journalisme local, The Nation (Photo : l’institut technique des Premières Nations)

Lorsqu’un énorme incendie a emporté son hangar et sa flotte d’aéronefs le 24 février dernier, l’avenir du populaire programme d’aviation de l’institut technique des Premières Nations (FNTI) semblait bien incertain. Mais le soutien de la communauté de l’aérospatiale a permis aux élèves de poursuivre leur formation de pilote malgré la tragédie.

« Tout le monde s’est précipité pour nous aider, ce qui nous a permis de déployer ce plan très rapidement, de sorte que tous nos élèves ont maintenant la chance de voler, sur le campus ou à l’extérieur », s’est félicité la doyenne de l’aviation du FNTI, Jo-Anne Tabobandung. « Nous ne savions pas par où commencer tellement la tâche semblait colossal, il fallait faire le bilan de tout ce que nous avions perdu, mais reconnaître la chance que nous avons eue dans notre malheur. »

Construit pour former des pilotes à l’époque de la Deuxième Guerre mondiale, le hangar s’est effondré sous les flammes seulement quelques minutes après l’arrivée des premiers répondants sur les lieux. Le désastre a emporté 13 avions, dont 5 avaient été achetés récemment, en plus des services d’entretien et de répartition de l’école.

Les pertes sont estimées à plusieurs dizaines de millions de dollars, mais l’école se considère chanceuse que personne n’ait été blessé. Les vents ont protégé la résidence étudiante voisine et les autres bâtiments du campus. Neuf élèves de la résidence ont été accueillis dans un hôtel local, où ils ont pu bénéficier d’un soutien psychologique et culturel. « Nous avons un excellent service de soutien pour les élèves », a expliqué Mme Tabobandung. « Notre conseiller culturel a organisé des cercles partagés, ce dont j’avais moi-même besoin pour mettre la tragédie derrière nous. Ces cérémonies ont renforcé nos liens. Les peuples autochtones sont de nature résiliente. »

Situé sur le territoire Mohawk de Tyendinaga, près de Belleville, en Ontario, le seul programme collégial autochtone d’aviation au pays forme des futurs pilotes de partout au Canada depuis 1989. Participante à une des premières cohortes du programme, Mme Tabobandung y a rencontré son mari et s’est mariée dans le hangar détruit par l’incendie.

Moins d’une semaine après le sinistre, les élèves qui avaient bientôt terminé leur programme ont été transférés à Cornwall et Kingston pour terminer leur formation. Avec le soutien de ses partenaires de l’industrie, le FNTI s’est assuré que les élèves n’étant pas en mesure de revenir sur le campus pourraient continuer leur formation de pilote plus près de leur communauté.

« Le secteur de l’aviation est une petite communauté, où toutes les écoles sont mises à contribution pour combler la pénurie de pilotes », a expliqué Mme Tabobandung. « WestJet amènera des élèves, que j’accompagnerai avec un conseiller culturel, à Medecine Hat cet été, où trois de nos élèves suivent actuellement une formation de pilote. »

À la fin avril, le FNTI a loué deux avions Cessna-172 de Seneca College de Peterborough et un autre d’un exploitant local de Kingston afin de former 20 élèves sur le campus. Des cendres de la tragédie, de nouveaux liens ont été tissés et ceux-ci pourraient s’avérer bénéfiques à long terme.

« La volonté d’aider et la compassion qu’a démontré Seneca College pour s’assurer que nos élèves puissent terminer leur formation ont été extraordinaires », a souligné la présidente du FNTI, Suzanne Brant. Nous tenons à exprimer notre gratitude envers Seneca et son personnel compatissant, enthousiaste et amical. »

En mai, Mme Brant a dévoilé une proposition qui consoliderait les deux campus du FNTI, avec un bâtiment académique et administratif, un nouveau hangar, des résidences étudiantes, une piste rénovée, un service de taxi et un centre d’apprentissage autochtone. L’école projette que d’ici 10 ans, le nouveau campus proposé permettrait de doubler ou même tripler les inscriptions aux programmes autochtones du FNTI.

« Tous les programmes du FNTI débordent d’inscriptions », confirme Cathie Findlay, directrice des relations avec le gouvernement et des communications. « L’aviation n’est pas le seul programme dans cette situation — les autochtones veulent fréquenter des établissements autochtones. Nous sommes contraints de limiter les inscriptions dans le programme d’aviation depuis plusieurs années maintenant. L’incendie n’y est pour rien — c’est la demande qui explose. »

« La promotion d’un environnement inclusif favorise une proportion élevée de femmes comparativement à la moyenne de l’industrie. Mme Tabobandung se souvient avoir été la seule femme de sa cohorte, mais les femmes autochtones représentent maintenant près de la moitié des inscriptions, dont 7 élèves sur 13 dans la plus récente cohorte.

« Lorsque tous se sentent bienvenus, on se retrouve tout naturellement avec plus de femmes », explique Mme Tabobandung. « Lorsqu’un élève vole pour la première fois en solo ou obtient sa licence, nous célébrons sa réussite sur Facebook. Les jeunes autochtones qui voient ces photos se reconnaissent. »

Avfuel investit dans le carburant durable d’aviation d’Alder Fuels

Avfuel Corporation a annoncé avoir investi plusieurs millions de dollars dans Alder Fuels, une entreprise de technologies vertes développant des solutions innovatrices pour la production de carburant durable d’aviation à grande échelle. L’investissement d’Avfuel provient de sa filiale Avfuel Technology Initiatives Corporation (ATIC).

La technologie développée par Alder Fuels permet de convertir la biomasse de source abondante, comme des graminées et des forêts renouvelables ou des résidus d’agriculture, pour en faire un biocarburant brut durable et à faible empreinte écologique pouvant remplacer les combustibles fossiles dans les raffineries produisant du carburant d’aviation. Avfuel explique qu’en calculant le cycle complet du carbone de la production de carburant, de la source jusqu’à l’aileron, la technologie d’Alder permet de produire un biocarburant brut à empreinte carbone faible, voire négative, qui répond aux spécifications des carburéacteurs lorsque raffiné. Le processus de raffinement du pétrole brut d’Alder pour en faire du carburant d’aviation durable est actuellement en processus de certification internationale à titre de solution de remplacement directe et complète pour les carburéacteurs à base de pétrole. L’entreprise estime que son carburant devrait être sur le marché dans le premier trimestre de 2024.

Dans le cadre de cette entente, Avfuel s’engage à acquérir 1 milliard de gallons de carburant durable d’aviation sur une période de 20 ans et à utiliser ce carburant pour fournir l’aviation d’affaires et commerciale à travers le monde. L’entente d’achat d’Avfuel est la première du genre pour un fournisseur de carburant, explique l’entreprise, ce qui en fait plus grande entente annoncée publiquement sur le carburant durable d’aviation dans l’histoire de l’aviation d’affaires.

« Avfuel est engagée à fournir des solutions durables à ses clients, y compris la clientèle d’affaires, pour les centres de services aéronautiques et les transporteurs aériens », a déclaré C. R. Sincock, vice-président directeur chez Avfuel. « Nous sommes des pionniers en matière de carburant durable dans le domaine de l’aviation d’affaires et cette entente révolutionnaire poursuit nos efforts pour favoriser son adoption », a ajouté M. Sincock. « Avfuel investit par l’entremise d’ATIC pour assurer la disponibilité du carburant durable et nous sommes excités de faire équipe avec Alder pour déployer le carburant à travers le monde. »

Avfuel explique que, selon le département de l’énergie des États-Unis (DOE), les résidus forestiers et agricoles pourraient fournir à eux seuls suffisamment d’énergie de biomasse pour générer plus de 17 milliards de gallons de carburéacteur et ainsi remplacer 75 % de la consommation de carburant d’aviation aux États-Unis.

(Photo : Avfuel)

Chartright ouvre un centre de services aéronautiques à Lake Simcoe

Le 28 juin, l’entreprise de nolisement aérien Chartright Air Group a annoncé l’ouverture d’un centre de services aéronautiques à l’aéroport régional de Lake Simcoe (YLS), situé en périphérie de la région du Grand Toronto.

L’aéroport note que l’ajout du centre de services aéronautiques de Chartright lui permet d’offrir une gamme complète de services aux passagers et d’assistance technique, y compris la manutention des bagages, un bureau de douanes sur place, des services de techniciens de piste complets, le nettoyage des aéronefs, le ravitaillement, le dégivrage, la mise en hangar, le stationnement des aéronefs, l’alimentation, des services d’hébergement et la coordination des locations d’automobiles.

Chartright exploitera également un service d’entretien complet pour les avions à réaction. L’entreprise et l’aéroport anticipent que l’ajout d’un centre de services aéronautiques, particulièrement par un des principaux exploitants privés d’avions à réaction au Canada, servira de tremplin pour attirer des investissements futurs.

« En choisissant l’aéroport régional de Lake Simcoe, un des aéroports régionaux les plus modernes et les mieux situés au Canada, Chartright se positionne pour répondre aux besoins de ses clients et de la communauté aéronautique », a déclaré Adam Keller, président de Chartright Air Group. « Nous avons hâte d’accueillir des clients dans nos nouvelles installations. »

Le centre de services aéronautiques et le hangar construits par Chartright totalisent 34 000 pi2 et comprennent un vaste hall d’entrée moderne, des salons pour les passagers et le personnel, des salles de repos pour les pilotes, une salle de réunion et des installations météorologiques et de planification des vols pouvant accommoder des aéronefs de taille équivalente au Global 7500.

« Nous sommes ravis d’accueillir Chartright Air Group dans notre aéroport », a déclaré George Cornell, directeur du comté de Simco. « Lorsque nous sommes devenus l’actionnaire majoritaire de l’aéroport en 2020, le conseil du comté s’est engagé à ce que l’aéroport devienne à terme un moteur économique pour notre région. Avec un parc d’affaires grandissant, un marché de l’emploi foisonnant, de nouveaux partenariats et l’expansion de nos infrastructures, nous voyons que nos investissements portent fruit. »

(Photo : Chartright Air Group)

La COPA dévoile des photos de son rendez-vous aérien à Saint-Jean-sur-Richelieu

Plusieurs centaines de pilotes, propriétaires d’aéronefs et autres passionnés d’aviation de partout au Canada étaient présents pour ce grand rendez-vous annuel.

L’événement, qui marquait le grand retour de l’exposition d’aviation nationale et rendez-vous aérien de la COPA, s’est déroulé du 23 au 25 juin à Saint-Jean-sur-Richelieu, au Québec. Pendant trois jours, les participants ont pris part à une variété d’ateliers, de présentations et d’activités sociales axés sur la communauté et sur le développement de l’aviation générale au Canada. De nombreux commanditaires participaient également à l’événement, dont The Magnes Group, McMillan, Airbly, McLarens Aviation, uAvionix, JetPro, Aviation Rou-Air, Mission Aviation Fellowship, Flight Club, CAE, Aero-Formatech, NAV CANADA, RE/MAX et The Personal.

En plus de l’équipe de la COPA, le rendez-vous aérien de 2022 a été organisé en grande partie par l’association COPA Flight 160, aussi connu sous le nom de l’association des pilotes et propriétaires de hangar de Saint-Jean-sur-Richelieu (APPH). L’APPH a d’ailleurs lancé les festivités en organisant un barbecue fort apprécié. Voici quelques photos de l’événement de cette année, photographié par Phil Lightstone.

Castlegar mise sur une navigation améliorée pour attirer les voyageurs

― Par Timothy Schafer, journaliste à l’Initiative de journalisme local, The Nelson Daily (Photo : Ken Eckert)

L’aéroport régional de West Kootenay souhaite redorer son image, mise à mal par l’annulation de nombreux vols depuis sa fondation.

La municipalité de Castlegar, propriétaire des installations de l’aéroport régional de West Kootenay, a déposé une demande de financement à l’union des municipalités de la Colombie-Britannique (UBCM) dans le cadre de son fonds de priorités stratégiques. La ville souhaite utiliser cette subvention pour mettre en place une solution de navigation performante afin de réduire le nombre de vols annulés en raison du brouillard et agrandir l’aéroport afin d’accueillir de plus grands aéronefs. L’approche aux instruments à l’aéroport de Castlegar est réputée comme étant l’une des plus difficiles en Amérique du Nord.

Pour ce faire, l’aéroport doit faire l’acquisition d’un système RNP (Required Navigation Performance), affirme Kirk Duff, maire de Castlegar. « Cela nous permettrait d’accroître la confiance du public envers l’aéroport, d’augmenter les réservations et de limiter les émissions de gaz à effet de serre en réduisant le temps de vol et les approches indirectes », a-t-il expliqué dans une lettre adressée au conseil d’administration du district régional Central Kootenay. « La ville a déjà investi 1 million de dollars dans une solution RNP et nous espérons la déployer dès 2023. »

De plus, la municipalité souhaite que ces améliorations s’étendent à l’agrandissement de l’aérogare, de l’entrée des véhicules et des espaces de stationnement. Ainsi, l’aéroport espère se positionner avantageusement pour la reprise des voyages aériens suivant l’assouplissement des restrictions en lien avec la pandémie de COVID-19.
Anticipant déjà un retour à 85 000 voyageurs annuels dès l’année prochaine, la ville planifie effectuer plusieurs améliorations majeures aux installations afin de rehausser l’expérience des personnes choisissant de voyager par avion.

La municipalité demande une somme de 6 millions de dollars pour financer les deux projets, soit le système RNP et l’agrandissement des installations, dont le coût total s’élève à environ 10 millions de dollars. Reconnaissant l’importance de l’aéroport pour la région, le conseil du district régional Central Kootenay a préparé une lettre pour appuyer la demande de la municipalité de Castlegar auprès de l’UBCM.

L’aéroport régional de West Kootenay sert principalement tout une clientèle régionale. Il s’agit d’une plaque tournante commerciale importante appelée à jouer un rôle clé dans la reprise économique de la région suite à la pandémie. Elle sert aussi de base pour les avions-citernes du service des incendies Southeast Fire Centre et pour les services d’ambulance aérienne de la région.

Le Canadian Warplane Heritage Museum célèbre ses 50 ans

― Par Gustavo et Clara Corujo

Le Canadian Warplane Heritage Museum (CWHM), qui met en lumière le patrimoine des avions de guerre canadiens, a célébré son 50e anniversaire en présentant le Skyfest50 du 24 au 26 juin. L’événement s’est avéré une belle réussite pour l’organisme de préservation du patrimoine, attirant de nombreux visiteurs.

Plusieurs aéronefs issus de la collection du musée étaient exposés. Le public a également pu assister à des survols d’appareils préservés par le CWHM, parmi lesquels le North American B-25 Mitchell, le Noorduyn Norseman, le Consolidated Canso, le Fairey Firefly, le North American Harvard, le de Havilland Canada Chipmunk et le Tiger Moth. Plusieurs aéronefs uniques étaient également de passage pour l’événement, notamment un Waterloo Warbirds T-33, un RCAF CT-156 Harvard II, un Spitfire, un P51 Mustang, un P-40 Warhawk, un Fw 190 (réplique), un P-39 Airacobra et un magnifique Beech 18 entièrement restauré. Un CF-18 2022 de démonstration était aussi sur place, accompagné d’un autre CF-18.

Pour visionner d’autres photos de l’événement.

SiriusXM Aviation bonifie son service de données météorologiques Pilot Express

SiriusXM Canada a annoncé une mise à jour de son service d’informations météorologiques Pilot Express comprenant l’ajout de fonctionnalités clés pour les pilotes et une nouvelle structure tarifaire réduite pour son forfait de base. Avec un abonnement de 29,99 $ par mois, les pilotes canadiens peuvent maintenant recevoir un service de radar météorologique par satellite avec rapports METAR, TAF, AIRMET et SIGMET, en plus d’autres renseignements essentiels sur la foudre, les vents en altitude et la formation de glace.

« Quelle que soit l’altitude ou la vitesse du vol, qu’ils se trouvent sur une piste de décollage isolée, à 150 mètres dans les airs ou à leur destination 800 kilomètres plus loin, nous voulons fournir aux pilotes toutes les données météos et connexes dont ils ont besoin », a déclaré Paul Cunningham, vice-président principal des ventes et du marketing chez SiriusXM Canada. « Avec ces améliorations, les pilotes aux quatre coins du Canada pourront surveiller les conditions à leur aéroport de destination et ainsi savoir quand modifier leur itinéraire et quand changer d’altitude pour optimiser l’effet du vent et économiser du carburant, en plus d’éviter les conditions météorologiques défavorables sur leur trajectoire de vol. »

Le forfait de services météo Pilot Express est offert avec certains systèmes d’avionique de Garmin et récepteurs météorologiques SiriusXM. Les pilotes peuvent également utiliser l’application Garmin Pilot (Android et iPad) avec les récepteurs portatifs GDL 51 ou 52 de Garmin. Les services météo et audio de SiriusXM Aviation sont accessibles au Canada, dans les eaux côtières des océans Atlantique et Pacifique, ainsi que dans les 48 États de la zone continentale des États-Unis.

SiriusXM explique ses services météorologiques par satellite offrent de nombreux avantages pour l’aéronautique, notamment parce qu’ils n’ont pas de restrictions de portée optique ou de limites d’altitude et qu’ils assurent une couverture continue d’un océan à l’autre.

Les pilotes souhaitant tester le nouveau service météorologique Pilot Express peuvent profiter d’un essai gratuit de trois mois dès maintenant, incluant également les services de divertissement audio de SiriusXM. Les pilotes abonnés au forfait météo Pilot Express peuvent également profiter d’un abonnement gratuit d’un an à l’Association canadienne des propriétaires et pilotes d’aéronefs.

Hartzell obtient une certification STC pour l’hélice de ses Diamond DA40 NG

Hartzell Propeller a obtenu une certification complémentaire STC de la FAA pour le remplacement des hélices standard MT-Propeller en bois et composite des appareils Diamond DA40 NG par les nouvelles hélices tripales légères en composite de Polaris.

Les nouvelles hélices tripales de Polaris pour le moteur Austro Engine E4-A sont composées de fibre de carbone ASCII, avec un diamètre de 74 po, un moyeu en aluminium léger Bantam et un temps entre révisions de 24 000 heures ou 6 ans. Hartzell offre la garantie jusqu’à la première révision.

« La trousse de conversion de Hartzell comprend l’hélice, un cône en composite blanc ou métallique et toute la documentation relative à la certification STC », explique JJ Frigge, président de Hartzell Propeller. « Ce rehaussement de pointe permet de livrer une performance ascensionnelle améliorée, une vitesse vraie de 2 à 3 fois supérieure, une durabilité accrue et un niveau de bruit écoresponsable de 74,1 dB (a) », ajoute-t-il.

La trousse de conversion pour l’hélice à surface mixte avancée est offerte au coût de 24 613 $. La certification complémentaire STC est limitée aux avions DA40 NG avec équipements MÄM 40-434 (capot révisé) ou OÄM 40-310 (système d’échappement avec silencieux).

(Photo : Hartzell Propeller)

Le BST publie les statistiques de 2021 sur les événements de transport

Ce tableau illustre la reprise partielle des activités dans les secteurs commerciaux de la formation au pilotage et du transport aérien de passagers et de marchandise. Ces chiffres couvrent également l’aviation récréative dans les grands aéroports (Source : BST)

Basé sur les statistiques préliminaires publiées en février 2022, le rapport recense les événements dans les secteurs du transport aérien, ferroviaire, maritime et pipelinier.

Le Bureau de la sécurité des transports du Canada (BST) a publié le 17 juin la version définitive de ses sommaires statistiques annuels pour 2021, qui montrent une année en deux temps. Le BST note que le transport aérien au Canada a d’abord continué de ressentir les effets de la pandémie au cours de la première moitié de 2021. Cependant, pendant la deuxième moitié de l’année, alors que les taux de vaccination augmentaient et que les restrictions de voyage commençaient à s’assouplir au Canada et à l’étranger, le BST indique que le nombre total de mouvements d’aéronefs a repris pour s’établir à 73,2 % des niveaux antérieurs à la pandémie. Dans l’ensemble, les mouvements d’aéronefs dans les 90 aéroports desservis par NAV CANADA ont été au nombre de 4,29 millions en 2021, soit une hausse de 11,8 % par rapport aux 3,84 millions enregistrés en 2020.

En 2021, un total de 190 accidents de transport aérien ont été signalés au BST. Ce nombre est supérieur de 12 % au total de 170 accidents enregistré l’année précédente, mais inférieur de 21 % à la moyenne annuelle de 239 accidents signalés au cours des 10 années précédentes, soit de 2011 à 2020. Le BST note que la majorité des accidents survenus en 2021, soit 183, ont eu lieu au Canada et ont mis en cause des aéronefs immatriculés au Canada. Le BST a enregistré 22 accidents de transport aérien mortels qui ont fait 32 morts en 2021. Le BST souligne qu’il s’agit d’une augmentation considérable par rapport aux 12 accidents mortels et aux 16 pertes de vie de 2020, mais il s’agit tout de même de 21 % de moins que la moyenne annuelle de 27,7 accidents mortels et de 31 % de moins que la moyenne annuelle de 47 pertes de vie, enregistrées sur la période de 10 ans de 2011 à 2020.

En 2021, 220 accidents maritimes (accidents résultant directement de la conduite d’un navire autre qu’une embarcation de plaisance) ont été signalés au BST, soit une diminution par rapport au total de 264 enregistré en 2020 et une baisse par rapport à la moyenne de 284 sur dix ans. En 2021, 11 accidents maritimes mortels ont été signalés, ce qui représente une baisse par rapport aux 18 accidents mortels signalés en 2020, et est inférieur à la moyenne annuelle de 15,6 enregistrée sur la période de 2011 à 2020.

En 2021, 1038 accidents ferroviaires ont été signalés au BST, ce qui représente une hausse par rapport au total de 988 enregistré en 2020, mais une baisse de 3 % par rapport à la moyenne de 1071 au cours des 10 années précédentes. Les trains de marchandises représentent 38 % de tous les trains en cause dans des accidents ferroviaires en 2021, selon le BST. 4 % (42 au total) étaient des trains de voyageurs, les 58 % restants étant principalement constitués de wagons individuels ou de rames de wagons, de locomotives et de véhicules d’entretien. Le nombre de pertes de vie dans le secteur ferroviaire s’est élevé à 60 en 2021, soit le même nombre qu’en 2020, mais moins que la moyenne de 71 au cours des 10 années précédentes.

Survoler le couvert forestier pour identifier les arbres malades

— Par Maggie Macintosh, journaliste à l’Initiative de journalisme local, Winnipeg Free Press

Grâce au travail de pilotes expérimentés et de leurs élèves, l’utilisation de drones pourrait contribuer à sauver les ormes de Winnipeg en identifiant les arbres malades plus rapidement.

Tout au long de l’année scolaire 2021-2022, Volatus Aerospace Corp., une entreprise de services de drones, a recruté des élèves de niveau secondaire pour prendre part à un projet de recherche visant à améliorer la surveillance du couvert forestier à Winnipeg.

Actuellement, la détection des arbres atteints de la maladie hollandaise de l’orme est assurée par des employés municipaux qui parcourent la ville à pied ou en voiture. Ce processus est laborieux et, trop souvent, lorsque l’œil humain remarque la présence de feuilles flétries, fanées ou jaunâtres, il est déjà trop tard pour sauver l’arbre.

En partenariat avec la ville de Winnipeg, l’Université de Winnipeg et la division scolaire Seven Oaks, Volatus entend mettre à contribution sa technologie de drones pour explorer des façons d’accélérer le processus de diagnostic. En effet, un système d’aéronef sans pilote muni d’un parachute et de diverses sondes, un investissement d’environ 40 000 $, peut mesurer la quantité d’infrarouges proches réfléchie par les feuilles afin de déterminer si une plante est infectée ou non.

Matthew Johnson, directeur de l’éducation pour Volatus, compare un arbre en santé à un miroir. « Si l’arbre est en santé, il devrait réfléchir la majeure partie de la lumière infrarouge proche provenant du soleil et la renvoyer vers les sondes de notre drone », explique-t-il. Les feuilles d’un arbre malade ont moins de chlorophylle et absorbent donc plus de lumière, ce qui permet à l’équipe de M. Johnson de les localiser avec précision en analysant les données recueillies par le drone. Ces arbres problématiques sont identifiés par la présence de pixels noirs sur la carte, alors que les zones claires indiquent des arbres en santé. L’entreprise peut ensuite partager ces données avec la ville afin de mieux cibler la recherche d’arbres infectés et d’envoyer des employés vérifier les zones suspectes.

L’entreprise s’implique dans la région en éduquant les élèves sur ses méthodes et sur la maladie hollandaise de l’orme, notamment par des ateliers donnés par des professionnels de l’industrie et des enseignants du réseau public. Cette année, les élèves ont aussi eu la chance de piloter des drones miniatures.

Le programme-pilote de 3 ans avec la division scolaire Seven Oaks vise à intéresser les élèves à la programmation et à éduquer les jeunes sur les compétences requises afin d’obtenir un certificat de pilote de drone de Transports Canada. Samm Mohan, une élève de 11e année, participe au projet car elle souhaite devenir pilote et se passionne pour les enjeux environnementaux. « Je souhaite bâtir une ville meilleure », a-t-elle déclaré.

La maladie hollandaise de l’orme, qui tue les arbres en bloquant les vaisseaux conducteurs de sève, a été identifiée pour la première fois à Winnipeg en 1975. Dans les 6 dernières années seulement, la ville a perdu environ 33 000 arbres en raison de cette maladie.

(Image : Adobe Stock)