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Les lauréats des prix COPA de l’Alberta honorés

— Par Ken Zachkewich, directeur région AB/T.N.-O., vice-président de l’Ouest, COPA

Chaque année, lors de son Congrès et Rendez-vous aérien, la COPA reconnaît des membres qui personnifient sa mission de promouvoir et préserver la liberté de voler au Canada.

Bien que tous les lauréats n’aient pu assister à l’événement en Alberta cet été, j’ai heureusement eu la chance, en tant que directeur régional de la COPA, de rencontrer certains d’entre eux et de leur remettre leurs prix en personne.

Prix John Bogie Memorial – Ce prix est décerné à une compagnie aérienne, une organisation, un individu, une agence gouvernementale ou un département dont l’implication a eu pour effet de rehausser l’image de l’aviation (aéronef piloté et commandé à distance). En reconnaissance pour ses efforts visant à amener l’aviation générale dans les collectivités de l’Alberta, c’est le comité de l’Alberta Air Tour – composé de Shane Getson, Scott Holmes, Dina Jammaz et Eldon Gdjesdal – qui a reçu ce prix cette année. Les voyages qu’ils ont organisés dans la région ont mis en valeur l’aviation auprès du public et des instances municipales. Poursuivant sur sa lancée 2020 et 2021, le groupe a redoublé d’efforts en 2022 en invitant plus de membres de direction, dont moi-même. Il a également constitué un club COPA, consolidant davantage sa mission.

Prix du directeur 2021 – C’est avec grand plaisir que j’ai remis ce prix à Shane Getson : député à l’Assemblée législative d’Alberta pour son implication remarquable avec Alberta Air Tours. En tant que pilote privé, il débat des préoccupations et des visions du secteur aérospatial de l’Alberta au sein du gouvernement provincial. J’ai eu le plaisir de lui remettre son prix lors d’une rencontre avec le comité de l’Alberta Air Tour consacrée à la planification des voyages à l’aéroport de Villeneuve pour l’année courante.

Prix reconnaissance – La COPA a remis un prix Reconnaissance surprise au membre Jeff Deuchar du Club COPA 51 de Wetaskiwin. Chaque année au mois de juillet, ce club organise un rendez-vous aérien de camping à Hinton/Aéroport d’entrée aux portes des Rocheuses. C’est avec plaisir que j’ai surpris Jeff avec ce prix lors de l’événement pour souligner ses efforts à partager l’aviation générale avec les jeunes et le grand public.

Prix reconnaissance – La COPA a remis un prix Reconnaissance à Sophia Wells lors d’un rendez-vous aérien avec déjeuner aux crêpes à l’aéroport de Villeneuve en août dernier. Des représentants du gouvernement – qui avaient entendu dire que l’une des plus jeunes chefs instructrices (CFI) au Canada travaillait à la promotion de l’aviation à travers son implication bénévole chez Elevate Aviation – s’étaient déplacés pour l’occasion.

Félicitations à tous les lauréats des prix COPA!

Comment créer un raccourci vers les formulaires d’expérience de NAV CANADA

— Par Neil Bennett, Directeur COPA, relations extérieures

Comme beaucoup d’entre vous le savent, nous collaborons avec NAV CANADA en ce qui concerne l’accès à l’espace aérien et d’autres éléments. COPA demande à ses membres de remplir le formulaire d’expérience de NAV CANADA lorsqu’ils sont touchés par des restrictions ou des problèmes de prestation de services. Le formulaire électronique se trouve sur le site Web de la COPA, sous l’en-tête « Représentation, » et nos membres peuvent le remplir. Comme je l’ai mentionné dans mon précédent avis, nous sommes conscients que l’emplacement du formulaire peut ne pas être pratique pour nos membres. Vous trouverez ci-dessous des instructions sur la manière de créer un “raccourci” sur votre appareil mobile. Nous espérons que cela rendra le formulaire plus accessible pour nos membres.

Je fournirai une autre mise à jour concernant le processus d’expérience de NAV CANADA et les progrès pour nos membres dans le prochain numéro du magazine.

Suivez les instructions ci-dessous pour ajouter un raccourci vers un site web sur l’écran d’accueil de votre iPad, iPhone ou appareil Android.

iPad ou iPhone

  1. Lancez l’application “Safari”. Cela ne fonctionne pas à partir de l’application “Chrome”.
  2. Saisissez https://copanational.org/fr/advocacy/rapport-dexperience-nav-canada/ dans le champ d’adresse pour créer un raccourci. Appuyez sur “accéder”.
  3. Appuyez sur l’icône représentant une flèche pointant vers le haut et sortant d’une boîte en bas de la fenêtre Safari pour ouvrir un menu déroulant. Il se peut que vous deviez faire défiler les options vers le haut pour les voir.
  4. Appuyez sur “Ajouter à l’écran d’accueil”. La boîte de dialogue “Ajouter à l’écran d’accueil” apparaît, avec l’icône qui sera utilisée pour ce site web sur le côté gauche de la boîte de dialogue.
  5. Saisissez le nom du raccourci à l’aide du clavier à l’écran et appuyez sur “Ajouter”. Safari se fermera automatiquement et vous serez amené à l’endroit où se trouve l’icône sur votre iPhone ou iPad.

Android

  1. Lancez l’application “Chrome”.
  2. Saisissez https://copanational.org/fr/advocacy/rapport-dexperience-nav-canada/ dans le champ d’adresse pour créer un raccourci.
  3. Appuyez sur l’icône de menu (3 points dans le coin supérieur droit) et appuyez sur Ajouter à l’écran d’accueil.
  4. Vous pourrez saisir un nom pour le raccourci, puis Chrome l’ajoutera à votre écran d’accueil.

(Photo : Adobestock)

Skyservice Aviation d’affaires étend sa présence à Montréal

La firme de services aéronautiques Skyservice Aviation d’affaires a annoncé avoir fait l’acquisition d’un hangar pour gros-porteurs et d’un immeuble de bureaux de Bombardier, doublant ainsi la superficie de ses installations à l’aéroport international Montréal-Trudeau (YUL) à Montréal.

L’établissement de 153 000 pi² (14 200 m²) comprend 80 000 pi² (7400 m²) d’espace de hangar, ce qui assure à Skyservice plus de capacité pour assurer des travaux de révision complets, du nez à la queue de l’avion, ainsi que pour soutenir la demande croissante de gestion d’avions à YUL, l’un des aéroports les plus achalandés du Canada.

« Nous sommes ravis d’acquérir ces installations de pointe, ce qui nous permettra de livrer nos services de premier ordre à davantage de propriétaires d’avions, de clients et d’exploitants de flotte à YUL », a déclaré Benjamin Murray, président et chef de la direction de Skyservice. « Skyservice a été fondée à Montréal en 1986, et nous entendons bien continuer d’investir dans l’excellence, l’innovation et l’écoresponsabilité aéronautiques à cet aéroport, en créant plus d’occasions de formation pratique et d’emploi, et en offrant aux propriétaires d’avions l’accès à une série complète de services et de soutien de première qualité. »

Plus tôt cette année, Skyservice a inauguré son terminal de Toronto Sud, son deuxième centre pour avions-privés à l’aéroport international Pearson de Toronto (YYZ), qui comprend un hangar de 90 000 pi² (8350 m²) et un terminal de services aéronautiques à l’aéroport de 20 000pi² (1850 m²) exclusif aux exploitants de services aéronautiques à l’aéroport.

(Photo : Skyservice)

Volatus s’associe à Accipiter Radar pour commercialiser des missions BVLOS

Le 20 septembre, Volatus Aerospace a signé un accord de collaboration avec Accipiter Radar pour faciliter et commercialiser des vols de drones au-delà de la visibilité directe (BVLOS). Cet accord permettra à Volatus d’offrir des solutions de drones pour une variété d’inspections aériennes dans une foule d’applications : oléoducs, gazoducs, secteurs de l’énergie et ferroviaire, surveillance de l’Arctique et autres.

« Trouver des avenues viables de cohabitation avec les aéronefs habités volant à basse altitude s’avère essentiel pour que les drones puissent réaliser des vols longue distance au-delà de la visibilité directe. L’utilisation des solutions radar éprouvées d’Accipiter fournira les informations de détection/alerte et de détection/évitement nécessaires à la commercialisation des drones à grande échelle », a déclaré Glen Lynch, PDG de Volatus Aerospace.

Accipiter Radar est une société nord-américaine qui développe, vend et exploite des réseaux de radars et de capteurs intelligents conçus pour surveiller l’environnement et décrire le comportement de cibles telles que les petits navires, les aéronefs volant à basse altitude, les véhicules et les oiseaux, ainsi que les phénomènes naturels tels que la météo, les vagues et la neige/glace.

« Le déploiement sécurisé de drones tirant parti de nos solutions de surveillance radar bien établies fera une réelle différence, tant pour les clients industriels que pour notre environnement », a indiqué le Dr Tim J. Nohara. Président et chef de la direction d’Accipiter Radar Technologies.

« Tous les 1000 miles de pipeline ou droit de passage que nous inspectons à l’aide d’un drone à la place d’un hélicoptère ou d’un avion léger, permet de réduire les émissions de carbone rejetées dans l’atmosphère jusqu’à 2400 lb, selon 8 Billion Trees, une entreprise dédiée à compenser les émissions de carbone », a fait valoir Danielle Gagne de Volatus. « Étant donné qu’il y a environ trois millions de milles de pipelines en Amérique du Nord qui doivent être inspectés aussi souvent qu’une fois par semaine depuis les airs pour se conformer à la réglementation, l’impact environnemental s’avère stupéfiant. »

(Image: Volatus Aerospace Corp.)

Les Trillium Aviators ont visité Kawartha Lakes

Par Gustavo et Clara Corujo

Ce rendez-vous aérien du 8 septembre dernier à Lindsay en Ontario n’aurait pas pu offrir une meilleure météo à la trentaine d’aéronefs s’y étant déplacés, y compris un hélicoptère.

Le personnel amical de l’aéroport était fin prêt à accueillir les visiteurs, même avant l’heure d’arrivée. Le directeur de l’aéroport, Craig Logan, a littéralement déroulé le tapis rouge pour les Trillium Aviators de l’Ontario en leur offrant, entre autres, une réduction sur le prix du carburant.

Le restaurant de l’aéroport a également fait appel à du personnel supplémentaire pour s’assurer que les visiteurs soient servis promptement. Comme d’habitude, la participation a été excellente et tout le monde s’est bien amusé.

Pour voir davantage de photos de l’événement, visitez Gusair.com.

Des drones illégaux gardent au sol des hélicoptères de lutte contre les incendies

— Par Scott Hayes, journaliste à l’Initiative de journalisme local, Jasper Fitzhugh

Deux personnes font face à des accusations après que leurs drones aient interféré avec des hélicoptères combattant l’incendie de forêt de Chetamon au nord de la ville le 6 septembre.

Lors de la conférence de presse de Chetamon Wildfire le lendemain de l’incident, la chef de la section des plans de Parcs Canada, Katie Ellsworth a rappelé au public que le vol de drones est illégal dans les parcs nationaux à moins que l’utilisateur n’ait obtenu un permis spécial.

Faire voler un drone sans permis est passible d’amendes pouvant atteindre 25 000 $. Dans le cas qui nous occupe, la situation attisait aussi le danger de menace d’incendie dans la région de Jasper et des communautés avoisinantes par progression du feu qui faisait rage dans la forêt.

Le rappel reposait sur deux incidents de drones survenus ce mardi-là, lesquels ont eu pour effet d’interrompre les activités d’arrosage héliporté du fait que la sécurité de l’espace aérien était compromise. « Une fois les drones identifiés et les pilotes informés de leur présence, les huit hélicoptères ont été cloués au sol le temps de s’assurer que les drones n’étaient plus en activité », a déclaré Mme Ellsworth.

Les opérations d’extinction des incendies ont dû été interrompues pendant environ une heure au beau milieu de la période de combustion maximale. « Un tel arrêt pendant cette période critique peut entraîner une recrudescence risquée du feu », a précisé Mme Ellsworth. « Des blessures ou même la mort de pompier pourraient en résulter. Une interaction entre un drone et un hélicoptère pendant une manœuvre de vol pourrait devenir catastrophique, à la fois pour le pilote et l’hélicoptère. » Les deux individus font maintenant face à des accusations. Aucun autre détail n’a été rendu public.

Il est illégal d’utiliser des drones et tout véhicule aérien sans pilote (UAV) dans le parc national de Jasper. « Malgré cela, il n’est pas rare d’en voir voler », a indiqué Sean Prockter, copropriétaire (avec sa femme Joy) de Jasper Hikes and Tours. Plusieurs fois par année, il doit dire à des gens de retirer leur drone en activité sur des sites tels que Sulphur Skyline, Bald Hills et Cavell Meadows. « Ce sont des sites de prédilection pour les UAV, mais on en voit aussi sur les routes en remontant la vallée de la Maligne. J’en ai également vu à Medicine Lake, et j’ai dû aborder des pilotes d’UAV à Patricia Lake. Bref, ils sont assez présents dans le parc », a commenté M. Prockter.

Sans aller jusqu’à dire que cette activité illégale et dangereuse de drones a tendance à augmenter, il a fait savoir qu’il avait mis fin à son approche indulgente à l’égard des opérateurs de drones depuis quelques années. « Les drones sillonnent le ciel depuis maintenant 10 ans. Les gens doivent savoir que c’est illégal dans le parc à moins d’avoir un permis. Je suis donc un peu plus sévère dans ma façon de dire aux gens que cette activité s’avère interdite, et de la faire cesser immédiatement. »

Les drones peuvent affecter négativement la faune et présenter des risques pour les personnes également. Parcs Canada a demandé aux membres du public de signaler toute activité de drone à Jasper Dispatch au 780 852-6155.

(Photo : Parcs Canada, Jasper Fitzhugh)

Investissements du gouvernement du Canada à l’aéroport Chris Hadfield

Le 8 septembre, le ministre des Transports, Omar Alghabra, a annoncé que le gouvernement du Canada investirait dans la sécurité à l’aéroport Chris Hadfield de Sarnia.

Dans le cadre du Programme d’aide aux immobilisations aéroportuaires de Transports Canada, le gouvernement du Canada versera à l’aéroport un montant de 370 000 $ pour l’achat d’une balayeuse qui servira au déglaçage et au déneigement des pistes et des voies de circulation.

Le gouvernement indique que ce financement aidera à assurer la continuité des activités sécuritaires et fiables de l’aéroport pour les résidents. Beaucoup d’entre eux dépendent de leur aéroport local pour les voyages personnels et d’affaires, et pour avoir accès à des soins médicaux de routine et d’urgence dans les plus grandes villes.

« Les aéroports de notre pays aident à préserver le mouvement de nos chaînes d’approvisionnement et à relier nos communautés d’un océan à l’autre », a fait valoir M. Alghabra. « Grâce à ce financement octroyé à l’aéroport Chris Hadfield de Sarnia, les communautés de Sarnia et de ses alentours auront un meilleur accès à des services de transport aérien sécuritaires et fiables. De tels investissements dans nos aéroports locaux nous aident à remplir notre engagement de bâtir des communautés plus sécuritaires, plus saines et plus fortes pour tout le monde. »

Tel qu’il a été annoncé dans l’Énoncé économique de l’automne 2020, le Programme d’aide aux immobilisations aéroportuaires a été doté d’un financement supplémentaire unique de 186 M$ sur deux ans. Cet Énoncé annonçait également l’élargissement temporaire de l’admissibilité au Programme d’aide aux immobilisations aéroportuaires pour permettre aux aéroports du Réseau national d’aéroports à l’intérieur desquels moins d’un million de passagers ont transité au cours de 2019 de présenter une demande de financement par l’intermédiaire de ce programme en 2021-2022 et en 2022-2023.

Journée de l’aéroport à Brampton

Par Gustavo et Clara Corujo

La communauté de Brampton en Ontario et les passionnés d’aviation des environs se sont joints au Brampton Flight Centre (BFC) et au Great War Flying Museum (GWFM) à l’occasion de la journée annuelle de l’aéroport le dimanche 11 septembre.

L’événement, qui a lieu à l’aéroport de Brampton-Caledon, s’est démarqué par ses nombreuses activités qui ont fait la joie des partisans d’aviation et de leur famille.

L’histoire de l’aviation canadienne a repris vie alors que les visiteurs ont exploré l’impressionnante collection d’avions de combat de la Première Guerre mondiale du Great War Flying Museum, ont admiré ses reconstitutions militaires et ont découvert ses joyaux volants fièrement restaurés.

Cette journée s’est révélée remplie d’activités, d’attractions et de plaisir pour les visiteurs. Il y a eu des promenades en avion, des visites de l’aéroport en chariot, des voitures anciennes, des divertissements musicaux, des oiseaux de proie, des balades en train sans rail, de la peinture faciale et bien plus encore.

Pour voir davantage de photos de l’événement, visitez Gusair.com.

Deux aviatrices des Premières Nations reçoivent leurs ailes

Étudiantes diplômées enveloppées d’une couverture. À gauche, Chasity Cairns couvre Megan Lessard; et à droite, David Restoule couvre Cheryden Moberly. Les couvertures portent des images de bison, ce qui représente l’éducation pour les peuples autochtones. (Photo : Samantha Johnson)

― Par Samantha Johnson, journaliste à l’Initiative de journalisme local, Medicine Hat News

Megan Lessard (19 ans) et Cheryden Moberly (21 ans) ont déjoué les pronostics le 2 août dernier en recevant leur première paire d’ailes de Super T Aviation.

Megan confie avoir eu des papillons dans le ventre d’excitation. Elle entrevoit la suite avec enthousiasme. Pour sa part, Cheryden se sent au début d’une aventure pleine de promesses.

Terri Super de Super T Aviation a expliqué que les deux diplômées viennent de l’Institut technique des Premières Nations (FNTI). Les deux étudiantes sont arrivées à Medicine Hat après que le hangar et les 13 avions d’entraînement du FNTI aient été détruits dans un incendie en février 2022.

Le député Drew Barnes a déclaré : « Chapeau à Super T et à toutes les personnes qui travaillent dans le domaine de l’aviation. Je dirai aux deux diplômées que, sur un plan personnel, je vous envie : vous avez le privilège de voir le monde à 10 000 ou 30 000 pieds ».

David Restoule, spécialiste des étudiants autochtones; et Chasity Cairns, gestionnaire de l’engagement autochtone et du soutien aux étudiants – tous deux du Medicine Hat College – se sont occupés de la partie culturelle de la cérémonie et de la remise des cadeaux. Ils se sont entendus pour affirmer à quel point ils étaient honorés de faire partie de la cérémonie, et combien ils étaient fiers des diplômées.

Des cadeaux ont été offerts aux diplômés : une ceinture à Megan et une trousse médicale à Cheryden. Les deux femmes ont ensuite été enveloppées d’une couverture. Identiques, les deux couvertures arboraient des images de bison. Chez les Autochtones, l’éducation est représentée par le bison, a expliqué Mme Cairns. « Sans éducation, nous ne pouvons pas subvenir à nos besoins essentiels. Le bison représente l’éducation et les réalisations. Dans notre culture, nous enveloppons les gens lorsqu’ils ont accompli quelque chose ou pour un rite de passage. »

Megan vit à Timmins en Ontario et fait partie de la Métis Nation of Ontario. Elle s’est découvert un intérêt pour l’aviation lorsqu’elle suivait un programme coopératif chez Air Québec au secondaire. Son objectif est de « redonner aux communautés du Nord qui ne sont accessibles que par avion ». D’autant plus que ces régions ne sont pas le premier choix de la plupart des pilotes. « J’aimerais redonner à ces communautés tout en accomplissant quelque chose que j’aime faire. »

Cheryden est originaire de Wabaska en Alberta. Elle y a passé la moitié de sa vie (l’autre moitié en ville). Elle a commencé ses études postsecondaires au NAIT en commerce et administration. Après un semestre, elle s’est rendu compte que ce n’était pas son chemin. Par l’intermédiaire de son père – qui savait qu’elle souhaitait devenir pilote – elle a découvert le programme d’aviation du FNTI.

Cheryden et Megan entendent poursuivre leur formation commerciale. À long terme, la première envisage de s’impliquer dans l’évacuation médicale d’urgence dans les communautés du Nord, et la seconde souhaite obtenir sa qualification sur hydravion.

Pour Megan, voler est une sensation extraordinaire. « C’est merveilleux de réaliser à quel point la terre est grande. Vous pouvez tout survoler, et vous voyez tellement de choses. »

Cheryden trouve le vol libérateur et amusant. « J’ai eu des hauts et des bas tout au long de mon entraînement, mais chaque fois que je suis là-haut, je me sens libre. » Elle a également fait valoir à quel point il est important que les gens sachent qu’elle appartient à la Première Nation crie : un peuple minoritaire sous-représenté, surtout de nos jours. « Toute ma vie, je me suis efforcée de me reconnecter à ma culture. Comme j’ai vécu la moitié de ma vie dans la ville, il est important de se souvenir de son identité, et encore davantage lorsqu’on n’est pas entouré de sa famille, de sa nourriture typique et de sa langue maternelle. En outre, il est difficile d’accéder à des programmes culturels à l’extérieur de notre communauté. »