— Par Steve Godfrey

Au cours des dernières années, de nombreuses personnes ont exprimé leur frustration à l’égard du processus de traitement de l’assurance aviation. Entre le durcissement du marché, le resserrement des couvertures et la tentative d’ajouter des pilotes, plusieurs défis ont dû être relevés. Cependant, aucun n’a soulevé plus de frustration que les pilotes vieillissants.

Voici quelques chiffres. En 2019, il y avait 36 439 titulaires de permis et de licences de pilotes délivrés par Transports Canada (TC). Parmi ceux-ci, 13 541 étaient âgés de 50 ans ou plus. Ainsi, de tous les pilotes – tant professionnels qu’amateurs – environ 37 % avaient 50 ans ou plus.

Parmi les détenteurs d’une licence de pilote privé (LPP) en 2020, 7292 avaient entre 30 et 54 ans, alors que 6705 avaient 55 ans et plus. Un peu moins de la moitié de ces pilotes avaient donc 55 ans ou plus. En 2007, 21 192 détenteurs d’une LPP avaient 30 ans et plus. Parmi ceux-ci, 41 % avaient 55 ans ou plus, ce qui illustre clairement la tendance. Les pilotes amateurs sont devenus un groupe démographique de plus en plus âgé au cours des 14 dernières années. C’est logique. L’aviation est une activité récréative coûteuse. De manière générale, les jeunes ne disposent pas des ressources financières qu’exige l’aviation, notamment pour les pilotes propriétaires d’un aéronef.

Voici le hic, cependant. Les assureurs ont tendance à traiter les pilotes vieillissants de la même manière qu’ils traitent les jeunes conducteurs… non favorablement. Savoir si ce comportement est justifié pourrait faire l’objet d’un autre article. Pour l’instant, nous allons nous limiter au fait que les propriétaires d’aéronefs qui avancent en âge ont immanquablement plus de difficulté à se procurer une couverture complète pour leur aéronef que lorsqu’ils étaient plus jeunes. Alors, quelle est la solution?

Sur le marché de l’assurance grand public, les assureurs refusent de plus en plus de souscrire des polices aux pilotes âgés de 70 ans et plus. Ils ne renouvellent pas les polices aux clients existants ou n’offrent qu’une couverture de responsabilité civile, obligeant les clients à auto-assurer la coque de l’avion. Malheureusement, ces changements ont poussé de nombreux propriétaires d’aéronefs à vendre leurs appareils et à abandonner leur passion pour l’aviation.

Heureusement, le programme d’assurance VIP de la COPA reconnaît que les pilotes qui font déjà partie du programme et qui atteignent l’âge de 70 ans méritent la loyauté de leur assureur. Ainsi, les clients de 70 ans et plus pourront continuer à profiter d’une couverture tous risques complète (en vol et au sol).

La seule mise en garde ici est que vous devez déjà être couvert par le programme de la COPA avant d’avoir 70 ans. Quiconque essaie d’acheter une nouvelle couverture par l’intermédiaire du programme de la COPA à 70 ans et plus ne recevra pas nécessairement la même considération.

Voici le point essentiel à retenir : si vous avez entre 55 et 65 ans et que vous possédez un aéronef, vous devriez rechercher votre dernier fournisseur d’assurance aviation. Nul doute que votre choix devrait s’arrêter sur le programme d’assurance VIP de la COPA.

Steve Godfrey est un pilote expérimenté cumulant plus de 3000 heures de vol sur 17 types d’aéronefs. Il a passé les 16 dernières années à bâtir sa carrière en assurance aviation, à la fois comme courtier et comme souscripteur. Il a été directeur de l’aviation générale chez Swiss Re Corporate Solutions au Canada, et il a dirigé la pratique nationale de l’aviation chez JLT et Arthur J. Gallagher.

(Photo : Adobestock)