Les restrictions du Nunavut concernant le COVID-19 ont mis fin au programme national de surveillance aérienne dans le Nord. Le programme, qui surveille le trafic maritime au large des côtes du Canada pour détecter la pollution causée par les navires, a dû abandonner ses activités dans le Nord en raison des restrictions strictes de déplacement au Nunavut.

Le programme, qui est géré conjointement par Transports Canada et Changement climatique Canada, tente de reprendre l’air depuis juin, mais n’a pas réussi à convaincre les fonctionnaires du Nunavut qu’il s’agit d’un service essentiel. Depuis le printemps, le Nunavut interdit les déplacements de non-résidents sur le territoire.

L’an dernier, le Dash 8 rouge vif utilisé dans le cadre du programme a effectué 49 missions et observé plus de 2 000 navires. Le bimoteur a repéré un petit déversement d’hydrocarbures d’environ 15,4 litres et a participé à deux opérations de recherche et de sauvetage.

En cas de déversement majeur d’hydrocarbures, les gestionnaires du programme entendent demande aux autorités du Nunavut de ré-autoriser les survols. Dans un communiqué de presse, Transports Canada a indiqué qu’il « restera en état de disponibilité opérationnelle et redemandera une exemption en cas de tâche urgente liée à un incident de pollution par les hydrocarbures ».

Crédit photo: John Davies