Ottawa Aviation Services (OAS) ont fermé soudainement le mois dernier, laissant de nombreux étudiants et membres du personnel dans le pétrin. Les instructeurs de vol n’ont pas été rémunérés et les étudiants n’ont reçu aucune formation pour laquelle ils avaient déjà payé. Environ 125 élèves étaient inscrits à l’école, dont environ 40 pour cent étaient étrangers.

Transports Canada-Aviation civile a annulé le certificat d’exploitation de OAS le 17 décembre, invoquant son échec à nommer le personnel de sécurité supérieur requis au sein de son organisation. Cela est survenu quelques jours seulement après que le surintendant des collèges privés d’enseignement professionnel de l’Ontario eut retiré leur accréditation le 12 décembre dernier, après une enquête.

L’un des instructeurs de vol de OAS, John Richardson, a déclaré au Ottawa Sun qu’on lui doit entre 25 000 $ et 30 000 $ en salaires et dépenses. Il a dit qu’il avait commencé à soupçonner que quelque chose n’allait pas. « Ne pas être payé était un indicateur clé. La raison pour laquelle nous sommes restés sans être payés était de voir jusqu’où nous pouvions faire avancer les étudiants et minimiser les dommages qu’ils avaient déjà subis. » Beaucoup d’autres instructeurs avaient déjà quitté l’entreprise.

On avait promis aux étudiants qu’ils recevraient cinq vols d’entraînement par semaine, mais certains recevaient une ou deux leçons par semaine malgré des frais de 5 300 $ par mois. D’autres n’ont pu voler que deux ou trois fois par mois. De nombreux étudiants étrangers, pour la plupart chinois, avaient payé à l’avance 120 000 dollars américains pour le programme de formation qu’ils n’ont finalement pas reçu.

OAS est détenue et exploitée par Cedric Paillard, qui travaillait auparavant dans le secteur de la technologie à Ottawa. Selon son profil LinkedIn, il a également travaillé pour l’Association du transport aérien du Canada pendant une certaine période en 2010 en tant que vice-président des communications et du marketing.

Paillard déclare que la fermeture n’est que temporaire et qu’il restructure l’entreprise. Le site Web et la page Facebook de OAS sont toujours en place, sans mention de problèmes.

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