Un professeur d’université de Vancouver plaide pour que les ressources de recherche et sauvetage (SAR) soient basées dans l’Arctique. Michael Byers, professeur à l’Université de la Colombie-Britannique, considéré comme un expert des questions arctiques, affirme que les résidents du Nord méritent le même niveau de services SAR que ceux qui vivent dans le sud du pays.

« Les habitants du Nord méritent des services comparables à ceux de leurs homologues du Sud en cas d’urgence », explique M. Byers.

Il soutient dans un article récemment co-écrit par Nicole Covey et publié dans l’International Journal, que les hélicoptères CH-149 Cormorant de l’ARC, qui sont équipés pour des opérations SAR plutôt que militaires, devraient être basés dans le Nord non seulement pour fournir des services SAR, mais pour contrôler les canaux de navigation. Les deux soutiennent également que les voies maritimes de l’Arctique peuvent être contrôlées par des brise-glaces non armés de la Garde côtière canadienne et devraient garder les navires de guerre hors de la région car ils pourraient provoquer des nations concurrentes, comme la Russie et la Chine, à entrer dans une course aux armements pour contrer une perception de menace militaire.

Allant à l’encontre de cet argument, il y a le colonel à la retraite Pierre Leblanc, ancien commandant des Forces canadiennes dans l’Arctique et actuellement chef de Arctic Security Consultants. Col. Leblanc pense que le gouvernement devrait poursuivre son plan actuel de constitution de ressources militaires pour les patrouilles du Nord. Il dit que les ressources militaires pourraient fournir des services SAR au besoin. Quant à la possibilité qu’une telle action puisse provoquer les Russes, Col. Leblanc rejette cette idée. « C’est minuscule par rapport à l’inventaire russe des capacités militaires », a-t-il  déclaré.

Photo : Caporal-chef Johanie Maheu, Service d’imagerie de la 14e Escadre Greenwood