Transports Canada-Aviation civile (TCAC) a récemment publié une alerte à la sécurité de l’aviation civile (ASAC) pour rappeler aux pilotes les dangers du monoxyde de carbone (CO) dans le cockpit de leur aéronef. Il s’agit d’un rappel opportun compte tenu de la saison.

Le CO est un gaz inodore qui réduit la capacité du sang à transporter l’oxygène dans tout le corps. Il n’y a aucun signe révélateur de la présence de CO dans l’air, sauf si des appareils de détection dédiés et efficaces sont utilisés. Étant donné que la plupart des avions monomoteurs ont leur moteur en avant du cockpit, et que les bimoteurs ont souvent un chauffage de type combustion dans le nez d’un bimoteur (par exemple Janitrol), il est essentiel qu’une inspection minutieuse des systèmes de l’avion soit effectuée régulièrement, avec des réparations au besoin.

L’alerte de sécurité rappelle aux pilotes la consigne de navigabilité (CN) CF-90-03R2, publiée il y a près de trois décennies, qui exige des inspections répétitives des échangeurs de chaleur du type à échappement. TCAC mentionne également que les inspections visuelles détaillées (DVI) demandées par la CN ne sont pas capables de détecter de petites fuites. TCAC suggère qu’un essai de pression / fuite soit également effectué lors de l’inspection exigée par la CN.

Beaucoup a été écrit sur la meilleure façon de détecter la présence de CO dans le cockpit d’un avion. Les détecteurs d’un format « carte de crédit » avec un point orange vendus pour quelques dollars que l’on peut coller sur le tableau de bord ou tout autre endroit facilement visible dans le cockpit sont considérés par de nombreux experts comme inadéquats. De plus, certains sont sont annoncés comme étant efficaces seulement 90 jours après l’ouverture de l’emballage dans lequel ils arrivent. À quelle fréquence sont-ils réellement remplacés ?

L’ASAC complète peut être vue ci-dessous.

CASA-2019-07