Parlons encore de sécurité
Au moment d’écrire ces lignes, l’aviation générale canadienne parait s’engager sur un parcours dangereux. Jour après jour, cet été, nous sommes confrontés, semble-t-il, à des bulletins d’actualités faisant à chaque fois état d’un autre écrasement, d’une autre disparition d’amis. Et nous subissons une fois encore le choc des médias, où nous assistons encore une fois à l’intervention des autorités, le tout sous la lumière crue des projecteurs de l’opinion publique. Bien que la cause de chaque accident doive être établie indépendamment, le nombre incroyablement élevé d’accidents soulève tout à coup plein de doutes sur la santé de notre industrie au chapitre de la sécurité.

En juillet, j’ai déjà évoqué la nécessité d’une très sérieuse introspection, d’un examen de conscience en profondeur, de notre culture collective de sécurité (“Une culture de la sécurité doit s’installer pour de bon”). Fournissons-nous tous vraiment notre meilleur effort, en tant que pilote et comme adeptes d’une solide culture sécuritaire? Non seulement lorsque nous prenons place dans notre propre cockpit, mais aussi lorsque nous voyons nos amis d’installer aux commandes de leurs propres appareils, et qu’il faut alors absolument prêcher par l’exemple. Envisagez la possibilité de réévaluer certains aspects de vos procédures de préparation de vol. Nos passagers ont le droit de profiter le plus agréablement possible et en toute sécurité de leur promenade en avion, –les deux vont de pair, c’est inéluctable. Au moment de préparer votre prochain vol, posez-vous de nouveau ces questions de haute importance: avez-vous vraiment examiné toutes et chacunes des possibilités sous tout leurs angles? Avez-vous un plan de rechange?

ADSB
S’il faut en juger par les nombreuses conversations que les responsables de COPA ont pu tenir avec des membres ou des pilotes lors de l’AirVenture de l’EAA à Oshkosh, beaucoup de confusion existe encore sur l’avenir de l’ADBS-B au Canada.

Nous invitons donc tous ceux qui ont des question endémiques à ce sujet à visiter notre site web pour lire tout ce que COPA y a déjà publié. Nous vous rappelons ici également que votre association est constamment engagée dans des discussions avec Nav Canada et Transports Canada sur les conséquences de l’implantation de cette technologie au Canada et sur les façons d’en atténuer les effets. Le mandat canadien pour l’ADS-B 1090ES (version spatiale) ne s’appliquera pas aux altitudes les plus basse de l’espace aérien canadien avant 2023 au plus tôt. Et, faut-il le rappeler, il ne s’agit pas de la même technologie que le système américain 978UAT (basé au sol) et qui ne sera pas fonctionnel au Canada.

Ceux qui n’auront pas besoin de voler aux Etats-Unis avant 2023 pourront donc évider toute dépense d’argent. Il subsiste en effet de maintes questions laissées sans réponse sur le matériel requis pour cette implantation de même que sur d’autres aspects de la mise en oeuvre de la technologie pouvant nécessiter des déboursés additionnels considérables pour les propriétaires d’aéronefs. Ceux qui souhaitent voler aux Etats-Unis devront acquérir le matériel américain le moins coûteux, sachant qu’ils devront délier leur bourse une nouvelle fois pour rencontrer les exigences du mandat canadien.

Article de juin 2019 sur la fierté dans l’aviation canadienne COPA a reçu plusieurs commentaires de certains de ses membres à la suite de la publication d’un article sur la Fierté Gaie dans le numéro de juin de Copa Flight. Il faut dire qu’avec notre effectif élevé et notre caractère d’organisme national, nous sommes fiers de représenter une proportion considérable de tous ceux qui désirent voler ou éprouvent une passion pour l’aviation. Et, peu importe leur race, leur religion, leur sexe ou leur orientation sexuelle, COPA ouvre volontiers ses porte à tous les passionnés de l’aviation.