Le ministre des Transports, Marc Garneau, a pris la mesure relativement rare d’intervenir directement pour arrêter la création d’un nouvel aéroport au Québec. Un groupe (anciens de Mascouche) espérait construire un nouvel aérodrome à Saint-Roch-de-l’Achigan (SRA), à environ 80 km au nord de Montréal, mais M. Garneau a dit qu’il y avait trop de lacunes dans leur rapport présenté. « Dans le cas présent, des lacunes relevées quant à la consultation entreprise par le promoteur et à la proposition du projet d’aménagement de l’aérodrome, entre autres le manque de clarté quant aux activités anticipées à l’aérodrome et les répercussions sur la collectivité de l’empreinte sonore, confirment le besoin d’intervention au dossier », a-t-il déclaré dans un communiqué.

Pour sa part, le promoteur a émis un communiqué disant qu’il prendra « … donc le temps nécessaire pour évaluer les options disponibles relativement au projet d’aérodrome SRA et pour prendre la meilleure décision dans l’intérêt de toutes les parties intéressées. » Le promoteur réaffirme sa « volonté de construire un aérodrome dans le respect des lois et règlements applicables et dans un esprit de minimiser les impacts dans le milieu sur une base rigoureuse et objective. »

Entre-temps, il pourrait peut-être s’agir du premier cas où le ministre bloque un projet d’aéroport en vertu de règles récemment révisées qui accordent plus d’importance à la consultation publique dans le processus d’approbation. « Pour des motifs d’intérêt public, j’ai émis un arrêté interdisant le projet d’aménagement de l’aérodrome tel que proposé par le Promoteur », a déclaré M. Garneau. « J’ai pris cette décision basée sur l’article 4.32 de la Loi sur l’aéronautique qui me permet d’intervenir dans l’aménagement d’un aérodrome en cas de risques à la sécurité aérienne ou lorsqu’un tel aménagement n’est pas dans l’intérêt public. »