Lors d’une conférence très fréquentée du BCAC (British Columbia Aviation Council) à Kelowna la semaine dernière, le président et chef de la direction de la COPA, M. Bernard Gervais, s’est joint à un panel composé de quatre autres dirigeants nationaux de l’aviation du Canada pour présenter et discuter de la situation de l’aviation au Canada. Le thème de la conférence, « Gérer l’avenir aujourd’hui », était axé sur les défis actuels du secteur de l’aviation.

Dans son exposé, M. Gervais a souligné la pénurie de main-d’œuvre de l’industrie, le coût de la formation, l’espace aérien encombré et même le permis social octroyé par les communautés locales aux unités de formation au pilotage (UFP).

Notant que plusieurs grandes UFP foisonnent d’activité, M. Gervais a souligné qu’en 2006, 81 pour cent des pilotes professionnels (CPL – Avion) sortis des UFP canadiennes étaient canadiens et que 19 pour cent étaient des diplômés étrangers. En 2018, la situation est très différente: moins de la moitié des CPL – Avions étaient canadiens (48,5 pour cent). Le nombre de pilotes d’hélicoptères commerciaux est légèrement plus positif, 65 pour cent étant des diplômés canadiens.

Gervais a ajouté qu’il y avait moins d’UFP en activité dans les régions éloignées, citant la présence d’une seule UFP au Yukon et aucune dans les Territoires du Nord-Ouest ni au Nunavut. En outre, a-t-il ajouté, une pénurie d’instructeurs de vol signifie que de nombreux étudiants-pilotes sont renvoyés aux plus grandes unités de formation, s’ils ne participent pas au programme collégial auquel sont liés de nombreuses UFP.

« La première étape de la carrière d’un pilote passe par la porte d’une école de pilotage », a déclaré le président de COPA.

Gervais a proposé parmi les solutions envisageables un financement accru pour la maintenance et l’amélioration des aéroports, la formation des licences professionnelles à une aide financière aux étudiants et la formation au pilotage en dehors de l’environnement des UFP classiques en permettant davantage d’instruction de vol par des instructuers indépendents.

« Nous avons besoin d’une stratégie nationale sur l’aviation générale pour soutenir la formation au pilotage et les aéroports communautaires », a déclaré M. Gervais. « Nous devons reconnaître que l’AG est une partie intégrante et nécessaire du système de transport au Canada. »