Le Bureau de la sécurité des transports a publié son rapport d’enquête sur l’accident de séparation d’une aile d’un Challenger II de Quad City survenu au-dessus du lac Talon, en Ontario, le 30 juillet dernier, entraînant la mort du pilote. Dans le rapport, les enquêteurs ont découvert que le support de fixation du hauban avant droit à l’entretoise concave à résistance élevée (heavy load saddle bracket) s’est rompu en raison de la présence d’une importante fissure de fatigue.

Le support de la jambe d’aile est fissuré sur toute sa largeur, divisant le trou du boulon en deux.

Au cours de l’enquête, les employés du BST ont examiné 21 supports de six autres Quad City Challenger IIs à l’aide de microscopes optiques ou électroniques. Des fissures ont été trouvées sur huit des 21 supports. Les enquêteurs ont déterminé que certaines des fissures étaient dues à la fatigue, tandis que d’autres résultaient d’une délamination du matériau. La durée en service de ces groupes variait de quatre à 829 heures. Les dates de fabrication des supports examinés allaient de 1996 à 2018.

Le seul autre incident de séparation d’aile que le BST a pu constater a eu lieu aux États-Unis, où les enquêteurs du National Transportation Safety Board de ce pays ont conclu que le boulon de fixation du support sur le fuselage avait été mal installé (trop serré).

Les mesures prises par le BST en réponse à cette enquête incluent un avis de sécurité publié le 15 novembre 2018 informant Transports Canada – Aviation civile (TCAC), le constructeur du Challenger et d’autres intervenants du problème, et des mesures doivent être prises pour éviter qu’un tel incident se répète.

Le rapport du BST indique que TCAC, Quad City, son distributeur canadien et d’autres agences travaillent ensemble pour publier des alertes de sécurité qui informeront les propriétaires et les exploitants de Challenger II des mesures à prendre pour éviter que de nouveaux incidents ne se reproduisent.

TCAC a publié l’Alertes à la sécurité de l’Aviation civile 2019-02 qui aborde ce problème.

Le rapport complet du BST peut être consulté en cliquant ici.