Le BST publie des recommandations urgentes sur le dégivrage

Le Bureau de la sécurité des transports (BST) a émis cette semaine deux recommandations découlant de l’enquête en cours sur l’accident survenu le 13 décembre 2017, de l’écrasement d’un avion de passagers ATR-42 exploité par West Wind Aviation. L’accident a causé des blessures à 25 occupants, dont 10 ont été grièvement blessés dont un qui est décédé plus tard.

L’enquête a jusqu’à présent permis de déterminer qu’il restait de la glace sur les ailes de l’avion lors de son atterrissage à l’aéroport de Fond-du-Lac (CZFD) et que cette glace n’avait pas été enlevée avant le décollage de l’avion. L’ATR-42 s’est écrasé dans les arbres et les terrains à moins de 1nm de la piste.

Une des recommandations formulées par le BST à la suite de l’enquête en cours, A18-03, est la suivante: « [Que] le ministère des Transports et les exploitants aériens prennent des mesures pour améliorer la conformité au paragraphe 602.11(2) du Règlement de l’aviation canadien et réduire la probabilité que des aéronefs décollent malgré des surfaces critiques contaminées. »

L’enquête a également révélé que l’équipement de dégivrage disponible à l’aéroport de Fond-du-Lac était minimal. Selon le site Web du BST, le matériel mis à la disposition de West Wind Aviation à l’aéroport ne consistait qu’en deux échelles, un vaporisateur à main avec une couverture électrique au bout d’une lance, ainsi qu’un contenant de liquide de dégivrage.

Cela a abouti à une autre recommandation du BST publiée cette semaine, A18-02, qui se lit comme suit : « [Que] le ministère des Transports collabore avec les exploitants aériens et les administrations aéroportuaires dans le but d’identifier les lieux où l’équipement de dégivrage et d’antigivrage est inadéquat et de prendre des mesures d’urgence pour s’assurer de la disponibilité de l’équipement adéquat afin de réduire la probabilité que des aéronefs décollent malgré des surfaces critiques contaminées. »

Normalement, le BST n’émet des recommandations que lorsque le rapport final a été préparé. Toutefois, invoquant le caractère urgent des recommandations, le BST a pris la décision de les publier à l’avance.

Les nouvelles modifications au RAC traitent de la fatigue des pilotes et de la consommation d’alcool

Le ministre des Transports, Marc Garneau, a annoncé mercredi de nouvelles modifications au RAC qui aligneront les normes du Canada sur les normes internationales.

« La nouvelle réglementation de Transports Canada concorde avec les plus récentes données scientifiques, les normes internationales et les pratiques exemplaires et répond aux préoccupations soulevées par les collectivités, les pilotes et les compagnies aériennes », a déclaré le ministre.

La nouvelle législation permet également aux exploitants de créer et de mettre en œuvre un système de gestion de la fatigue adapté aux circonstances et environnements uniques dans lesquels de nombreux petits transporteurs opèrent, en particulier dans le Nord et d’autres régions éloignées du Canada.

« Aux termes de la nouvelle réglementation, les exploitants aériens canadiens ont la possibilité de mettre en place des systèmes de gestion des risques de fatigue en reconnaissance de leurs activités particulières et de leur réalité », a ajouté M. Garneau.

« Le Bureau de la sécurité des transports du Canada (BST) est content d’apprendre que le ministre prend des mesures concrètes pour remédier à cet enjeu de sécurité », selon un communiqué publié le même jour par le BST.

La nouvelle législation introduit également des modifications à la réglementation « Apte au travail » qui, entre autres dispositions, étend les restrictions de consommation d’alcool de huit à 12 heures et ajoute la fatigue en tant que condition de santé interdite.

Air Georgian a été l’un des premiers transporteurs commerciaux à répondre à l’annonce de Garneau. John Tory, vice-président du développement d’entreprise d’Air Georgian, a déclaré: « Nous portons une attention croissante aux risques de voler lorsque on est fatigué ou qui risquent de le devenir. La modification réglementaire d’aujourd’hui insuffle de l’énergie et fournit un cadre d’approbation pour les recherches en cours d’Air Georgian sur l’hygiène du sommeil, la planification du repos et les cycles de fatigue des pilotes. »

La COPA témoigne devant le comité des transports de la Chambre des communes

Les membres du Comité permanent des transports, de l’infrastructure et des collectivités de la Chambre des communes comparaissent avec des membres des Ninety-Nines et Northern Lights qui ont également témoigné, Elevate Aviation et le président et chef de la direction de COPA sur la photo ci-dessus. De gauche à droite : les députés Ken Hardie, Angelo Iacono, Judy Cameron (Northern Lights), l’Hon. Judy A. Sgro (présidente), Robin Hadfield (99s), Kendra Kincade (Elevate) et Bernard Gervais (COPA).

Mardi de cette semaine, le président et chef de la direction de la COPA, M. Bernard Gervais, a comparu devant le Comité permanent des transports, de l’infrastructure et des collectivités de la Chambre des Communes. Une grande partie du témoignage de Gervais visait à expliquer l’importance de l’aviation générale (AG) au Canada et son rôle dans notre économie, mais surtout son apport pour adresser la pénurie de pilotes.

« Pour que la chaîne d’approvisionnement des pilotes reste saine, la porte d’entrée du monde de l’aviation, l’AG, doit demeurer ouverte », a déclaré Gervais au comité le 11 décembre. « Cela implique de protéger les aéroports au sein des communautés afin que les écoles de pilotage continuer à y exister et y croître, s’assurant du même coup que le talent et l’expérience de leurs instructeurs y demeurent ».

Diverses mesures préconisées par la COPA comprennent notamment la facilitation de l’instruction autonome à l’extérieur du cadre commercial des unités de formation au pilotage (UFP), rendant la formation au pilotage commerciale éligible pour les programmes d’aide financière aux étudiants et des incitatifs fiscaux pour que l’instruction autonome aide à une meilleure distribution de la formation au pilotage en des endroits éloignés et hors des grands centres.

Gervais a également souligné devant le comité l’importance que les communautés locales jouent dans le soutien des petits aéroports où l’instruction au vol a lieu. « Ça implique de préserver les aéroclubs et les réseaux sociaux associés aux aéroports, en incluant la communauté dans la vie de l’aéroport local, que tous demeurent solidaires et réalisent le rôle important que cet actif joue localement et dans son ensemble ».

L’audience du comité fait suite au passage unanime, le 28 novembre, par la Chambre des communes d’un projet de loi émanant d’un député présenté par Stephen Fuhr (Kelowna-Lake Country). Le projet de loi demandait au Comité permanent des transports de faire une enquête sur la pénurie de pilotes et de faire rapport à la Chambre en juin prochain avec des recommandations.

Le concepteur d’avion Normand Dubé est emprisonné

L’entrepreneur québécois Normand Dubé a été condamné cette semaine à sept ans de prison après avoir été reconnu coupable en septembre de trois accusations de méfait. Le 4 décembre 2014, Dubé a saboté les lignes électriques d’Hydro-Québec, entraînant une panne de courant touchant 180 000 clients au Québec, en Ontario et aux États-Unis et coûtant plus de 28 millions de dollars au service public.

La méthode de sabotage n’a pas été rendue publique pour des raisons de sécurité nationale, mais consistait à projeter des objets sur des lignes électriques à Mirabel, Wentworth et Brownsburg-Chatham depuis un avion. La frustration de Dubé vis-à-vis d’Hydro-Québec proviendrait d’un désaccord sur une servitude du service public sur le terrain de Dubé.

Dubé, 56 ans, est le concepteur et le producteur du Normand Dubé Aerocruiser, un avion de brousse disponible en kit. Selon le site web de Dubé, plus de 70 Aerocruisers ont été vendus et volent. Trois modèles sont proposés : le 912 à deux places avec un moteur Rotax, le Plus, une version à quatre sièges avec un moteur Lycoming, et le Turbo 450 à six places avec un moteur Lycoming à turbo. Le prototype de ce dernier modèle a été saisi par la police pour servir de preuve dans l’affaire.

Aviation Normand Dubé, l’entreprise de Dubé, est également revendeur et centre de services des hélicoptères Robinson au Nouveau-Brunswick.

Surnommé au Québec «le pilote des vedettes» pour ses nombreux passagers célèbres, Dubé, de Sainte-Anne-des-Plaines, avait aussi la réputation d’être vif et vengeur selon le juge. Il fait face à 20 autres accusations criminelles dans la nouvelle année; 10 pour harcèlement criminel présumé et 6 liés à des incendies criminels. Cinq hommes ont déjà plaidé coupable à des accusations d’incendie criminel dans lesquelles Dubé serait impliqué.

Des étudiants du MBA mènent une étude sur l’aéroport de Sarnia

Des étudiants du MBA de l’Université Wilfrid Laurier (WLU) de Waterloo en Ontario, réalisent une étude d’impact économique pour l’aéroport de Sarnia-Chris Hadfield (CYZR), complétant ainsi le processus de planification stratégique de l’aéroport déjà en cours, indique le procureur adjoint de la ville.

Dan Byskal, dans un rapport au conseil, a déclaré que l’étude visait à déterminer l’impact économique et communautaire de l’aéroport. Byskal a déclaré que l’étude viendrait compléter un plan stratégique d’aéroport déjà en préparation et qu’elle pourrait être prête en juin prochain.

Les représentants municipaux ont également sollicité l’avis de la communauté de Sarnia sur la façon d’améliorer cette plaque tournante pour le transport .

Les étudiants mèneront la recherche sous la supervision de professeurs. Des études antérieures réalisées par des étudiants de WLU l’ont été pour l’Aéroport international de la région de Waterloo (CYKF) et l’Aéroport international de Toronto-Pearson (CYYZ).

La ville rembourse les frais de déplacement mineurs pour l’étude de l’Université Wilfrid Laurier, selon Byskal.

La Garde côtière fait don d’hélicoptères en surplus

Certains étudiants en aéronautique du Canada bénéficient des dons de la Garde côtière canadienne (GCC). Dans un récent communiqué de presse publié par Pêches et Océans Canada (MPO), l’agence a annoncé que des excédents d’hélicoptères étaient donnés à 10 établissements de formation approuvés par Transports Canada, de la Colombie-Britannique à Terre-Neuve, qui offrent des programmes de techniciens d’entretien d’aéronefs.

Le Collège de l’Atlantique Nord (CNA) de Gander a hérité de l’un des Bo 105. Selon Bob Dwyer, directeur de l’aviation sur le campus : « Avoir accès à des avions comme l’Airbus Bo 105 aide les étudiants du CNA à acquérir une expérience pratique du travail sur des aéronefs du monde réel, leur permettant ainsi de se familiariser avec les normes de l’industrie ». Cliquez pour voir une entrevue avec Dwyer (en anglais).

L’école nationale d’aérotechnique de Saint-Hubert, au Québec, a également reçu l’un des 10 hélicoptères Messerschmitt-Bölkow-Blohm Bo105. Sylvain Lambert, directeur de l’ÉNA, a déclaré : « L’École nationale d’aérotechnique (ÉNA) compte parmi les dix établissements d’enseignement au Canada ayant reçu un BO-105 en cadeau. En s’ajoutant aux 37 aéronefs de l’ÉNA, cela permet d’accroître la valeur pédagogique des laboratoires et des activités pratiques, dans les hangars, sur un nouveau type d’hélicoptère. Nous sommes très reconnaissants envers la Garde côtière canadienne pour ce don qui permet d’offrir à nos étudiants une formation encore plus collée aux besoins de l’industrie tout en renouvelant notre flotte d’appareils ».

Parmi les autres établissements de formation ayant reçu un Bo 105, citons le Nova Scotia Community College, dont le président, Don Bureaux, a déclaré : « L’hélicoptère sera utilisé rapidement pour enseigner et apprendre, dans le but d’en tirer le plus grand profit pour nos étudiants ».

Les autres établissements de formation ayant reçu des hélicoptères donnés sont :

  • Algonquin College, Ottawa, Ont.
  • Centennial College of Applied Arts and Technology, Scarborough, Ont.
  • Canadore College of Applied Arts and Technology, North Bay, Ont.
  • Red River College, Winnipeg, Man.
  • Southern Alberta Institute of Technology, Calgary, Alb.
  • British Columbia Institute of Technology, Richmond, C.-B.
  • Northern Lights College, Dawson Creek, C.-B.

L’hon. Jonathan Wilkinson, ministre des Pêches, des Océans et de la Garde côtière canadienne, a ajouté : « Je suis fier que ces hélicoptères de la Garde côtière aideront les étudiants partout au pays à se perfectionner, en leur offrant la possibilité d’acquérir une expérience pratique. Ces actifs ont une longue histoire et font partie du patrimoine de la Garde côtière. Je suis heureux que les générations à venir pourront en profiter pour acquérir l’expertise nécessaire en entretien d’aéronefs de haut niveau ».

Certifiée initialement en Allemagne par Bölkow en 1970, la production a cessé en 2009; le dernier Bo 105, une version EMS (ambulance aérienne), a été livré à Dam Helicopters de Castlegar, en Colombie-Britannique. De nombreux Bo 105 ont été construits à l’usine du fabricant à Fort Erie, en Ontario.

Les 10 Bo 105 de transport léger ont été remplacés par 15 Bell Epi 429 dans le cadre du plan de renouvellement de la flotte de la Garde côtière.

Ces hélicoptères sont basés à Québec, Qc. (4), Victoria, C.-B. (3), St. John’s, N.-L. (2), Shearwater, N.-É (2), Stephenville, N.-L. (1), Parry Sound, Ont. (1), Charlottetown, Î.-P.-É. (1) et Saint John, N.-B. (1).

Aidez TCAC à améliorer la qualité de leurs services

Les appels téléphoniques et les courriels de membres de COPA désillusionnés relativement à Transports Canada – aviation civile (TCAC) font partie de la routine quotidienne à nos bureaux. Nous reconnaissons que de nombreux membres de COPA et même de l’aviation générale (AG) sont moins qu’impressionnés par la qualité du service qu’ils obtiennent de TCAC et COPA désire sérieusement contribuer à améliorer cette situation.

En toute honnêteté, un grand nombre d’employés de TCAC sont membres actifs en AG et comprennent très bien la situation. Ceux-ci, comme tant d’autres, sont dévoués à leur profession et déploient de grands efforts pour livrer le meilleur niveau de service qu’ils peuvent faire avec les ressources qu’ils ont à leur disposition. Et là réside l’élément critique : le meilleur niveau de service avec les ressources disponibles.

C’est dans cette optique que COPA lance une initiative visant à attirer l’attention sur la perception d’un faible niveau de service de la part de TCAC. Nous demandons donc à nos membres de nous informer des problèmes ou difficultés encourues récemment ou non, dans l’obtention de services de la part de TCAC. Le document intégré ci-dessous illustre les différents services offerts par TCAC et les coûts qui y sont associés ainsi que les délais anticipés dans la prestation de ces services. Notez qu’il s’agit là du plus récent document sur le sujet sur le site de TCAC et est sujet à des changements. Si vous avez reçu les services demandés dans la période prescrite dans ce document, TCAC a rencontré ses engagements et vous êtes satisfaits.

Partagez ceci avec vos collègues aviateurs à l’extérieur de COPA, ceci touche toute l’AG. Tout comme nous nous attendons à ce que les auditeurs de l’Agence du Revenu du Canada appliquent les mêmes standards de taxation à travers le pays, les aviateurs canadiens sont certainement en droit de s’attendre à la même chose de la part des inspecteurs et des employés de TCAC.

L’expérience nous montre que lorsque vous, nos membres, nous informez de vos problèmes, avec faits à l’appui, COPA peut travailler de concert avec TCAC et aider à apporter des solutions rapidement. Notons bien qu’un problème régional affectant un aviateur dans une région n’apparaîtra pas nécessairement sur l’écran radar d’Ottawa.

Nous nous devons d’être informés de ces problèmes et les amener à TCAC afin de leur aider à rencontrer les délais auxquels ils s’engagent publiquement, ce qui nous aidera tous grandement en retour. D’aucun ne peut changer ou améliorer les choses s’il n’est pas au courant du problème, que ce soit COPA, TCAC, ou quiconque. Aidez-vous à vous aider, faites-en part à COPA.

Veuillez nous envoyer tous vos exemples factuels avec données à l’appui, commentaires ou informations à operations@copanational.org.

Plus de détails sont disponibles dans le numéro de décembre du magazine COPA Flight.

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Aidez la COPA à influencer les exigences de l’équipement ADS-B OUT

Bram Tilroe, directeur de la COPA pour l’Alberta et le T.N.-O., demande l’aide de membres qui possèdent ou exploitent des aéronefs équipés d’installations ADS-B OUT. M. Tilroe, qui siège également au comité consultatif de Nav Canada en sa qualité de vice-président de l’Alberta Aviation Council, collabore avec Nav Canada à l’élaboration de recommandations à Transports Canada sur les questions relatives à l’équipement ADS-B.

Selon M. Tilroe, certains au sein de Transports Canada préconisent la diversité des antennes (ce qui signifie l’installation d’antennes au-dessus et au-dessous du fuselage), tandis que d’autres préconisent l’installation d’antennes montées en dessous. Si un avion est équipé d’un transpondeur Mode S (1090 MHz), c’est là où l’antenne est déjà montée que le signal ADS-B OUT est émis. Le fait d’avoir besoin d’une antenne montée sur le dessus entraînera des coûts supplémentaires bien qu’il n’existe aucune preuve démontrant qu’elle soit nécessaire afin d’établir une liaison de données dans un avion léger.

Tilroe s’emploie à préparer des preuves démontrant l’efficacité des antennes montées sur la partie inférieure. Si votre avion est équipé comme indiqué et a effectué un vol au Canada au cours des 90 derniers jours, M. Tilroe souhaite que vous le contactiez. Nav Canada dispose déjà de la technologie lui permettant de suivre votre trajectoire de vol à l’aide de ses systèmes de surveillance, et M. Tilroe veut leur prouver qu’une antenne montée au sommet n’est pas nécessaire.

C’est votre installation? Veuillez remplir le foumalire ci-joint et nous le soumettre. Grâce aux informations que vous fournirez, Nav Canada-Ingénierie déterminera si la qualité des données est conforme aux normes requises.

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Des débris de Banshee récemment récupérés deviendront une exposition de musée.

Le lieutenant William Thomas Barry Troy, qui participait à des exercices d’entraînement avec ses homologues américains le 25 février 1958, devait effectuer un simple petit court. Troy, 27 ans, pilotait un chasseur à réaction de la Marine royale canadienne (MRC) McDonnell Banshee depuis un Station aéronavale américaine près de Jacksonville, en Floride, à destination du NCSM Bonaventure, un porte-avions canadien situé à environ 35 milles marins de la côte de la Floride.

Troy, originaire de Cambellton, N.-B., est entré dans un banc de brouillard. Trois autres Banshees volant avec lui ont tourné à droite, loin du brouillard, et sont rentrés sains et saufs vers le rivage. Troy cependant, vira à gauche vers le Bonaventure. Volant au-dessus de l’eau, on n’a plus jamais entendu parler de lui. Une recherche a mis en évidence des débris d’avion, mais aucun corps.

Lieutenant William Thomas Barry Troy

Défilement rapide jusqu’au 10 septembre 2017. L’ouragan Irma a pris d’assaut la Floride ce jour-là, laissant dans son sillage beaucoup d’agitation et de destruction. Mais cela a également suffisamment perturbé le rivage pour découvrir des éléments qui ont finalement été liés à Troy; un parachute déchiqueté et un gilet de sauvetage « Mae West » ont été trouvés par Zack Johnson, un garde-parc participant au nettoyage de la plage. Johnson a remarqué le nom « Troy » sur la sangle du parachute, ainsi que les marques de l’OTAN. Il a partagé sa découverte sur Facebook, où elle a attiré l’attention de la conservatrice du Shearwater Aviation Museum, Christine Hines.

D’autres débris du Banshee de Troy ont également été retrouvés sur la plage. Le département de la Défense des États-Unis a organisé une cérémonie de rapatriement en Floride au début de cette année. Les objets ont ensuite été restitués au Canada, où ils se sont finalement retrouvés au Shearwater Aviation Museum en Nouvelle-Écosse, où ils constitueront une exposition spéciale à ouvrir début 2019.

« On entend peu parler des soldats, marins et aviateurs de la guerre froide », a déclaré Hines au Halifax Chronicle Herald. « Il n’y a pas beaucoup de médailles, il y a eu beaucoup d’accidents. C’était une guerre de dissuasion, pas nécessairement une guerre de tranchées, donc c’est vraiment une histoire différente. Nous ne sommes donc pas aussi conscients de cette époque de la guerre froide. » Hines a ajouté : « Nous devons nous en souvenir. Nous devons nous rappeler la raison pour laquelle ils ont signé à coté du X, la raison pour laquelle ils voulaient servir leur pays. »