Ci-dessus : Un pilote de chasse de l’ARC fait une pause pour prendre une photo le 30 avril 1943 dans le cockpit de son avion Hurricane sur la côte est du Canada. (Archives du MDN, PL-16163)

 

Il y a cinq ans, Greg Davis a commencé à restaurer un avion de chasse britannique datant de la Deuxième Guerre mondiale appelé Hawker Hurricane. Peut-être moins connu que le vénérable Spitfire, il n’en reste pas moins que le Hurricane a abattu plus d’avions allemands au cours de la Seconde Guerre mondiale que tous les autres avions alliés. Le Hurricane a également participé à tous les principaux théâtres de la guerre.

Davis a commencé avec une pile de boîtes au sol d’une zone de stockage de la ville de Calgary qui accumulaient la poussière depuis 1963. La ville était devenue propriétaire des restes de l’avion quand une organisation locale qui l’avait acheté pour le restaurer et l’exposer au musée de l’aviation de la ville n’avait pas pu mener à bien le projet.

Quand un collectionneur étranger a offert de l’acheter avec un de Havilland Mosquito pour un million de dollars il y a 10 ans, la Calgary Mosquito Aircraft Society (CMAS) a demandé la suspension de la vente des avions. Après des années d’efforts, un accord a été conclu avec la ville de Calgary et la CMAS, partageant les coûts de restauration estimés à 1,4 million de dollars. « Tout ce qui est nécessaire pour que cet avion ne quitte pas le Canada », a déclaré le président de la CMAS, Richard de Boer, dont l’organisation a recueilli sa part en deux ans.

L’appareil Davis reconstruit dans un hangar de Wetaskiwin, en Alberta, est l’un des 1 400 Hurricanes fabriqués au Canada par Canadian Car and Foundry sous la direction de l’ingénieure aéronautique Elsie MacGill. Il était basé sur la côte ouest du Canada pendant la Seconde Guerre mondiale. Au total, environ 14 500 Hurricanes ont été construits, le premier étant entré en service au Royaume-Uni le 25 décembre 1937.

Il ne reste plus que 62 Hurricanes dans le monde et seulement 17 d’entre eux demeurent en état de vol. Le projet de la CMAS n’est toutefois pas destiné à remettre l’avion en état de vol. L’aéronef sera rétabli jusqu’à permettre de rouler au sol uniquement.