Une nouvelle saison estivale nous arrive finalement avec toutes les possibilités d’activités aériennes que ceci peut impliquer pour les pilots à travers notre pays. Tous ces plaisirs aéronautiques entraînent aussi la responsabilité d’utiliser l’espace aérien avec diligence. Ceci vise particulièrement à rappeler à tous nos pilotes que nous avons la responsabilité de nous informer quant à l’existence de NOTAMs qui peuvent affecter nos vols. Cette même saison estivale amène aussi les spectacles aériens ainsi que de nombreuses autres activités aériennes ou autre (pensons au Sommet G7 par exemple), qui entrainent la publication de NOTAMs. Ces NOTAMs imposent typiquement des restrictions, normalement d’une durée limitée, dans certaines parties de l’espace aérien et font force légale. L’article 5.1 de la Loi sur l’Aéronautique stipule que le Ministre peut interdire ou restreindre l’utilisation d’aéronefs dans des zones spécifiques de l’espace aérien lorsqu’il estime que la sûreté aérienne ou la sécurité ou la protection du public l’imposent.

Un NOTAM récemment publié pour la région au nord de Toronto relativement à un spectacle aérien à la base de Borden constitue un exemple approprié de ceci. Le spectacle aérien incluait la participation des Snowbirds et d’un F-18. Malgré la publication d’un NOTAM relativement à cet événement, on a observé seize (16) incursions dans l’espace aérien protégé par le NOTAM. Ces incursions ont entraîné des délais et/ou interruptions aux performances des Snowbirds et du F-18.  Un simple délai de sept (7) minutes ne semble peut-être pas important mais nous devons comprendre que ces 7 petites minutes pour un F-18 en vol signifient une bonne quantité de carburant gaspillé. Par surcroît, au décollage pour une routine de spectacle aérien, le F-18 n’emmène pas une charge maximale de carburant, mais bien plutôt le nécessaire pour la mission et le retour avec une réserve. Ces 7 minutes peuvent en fait entraîner des conséquences indésirables. La perspective est très similaire pour les Snowbirds. Quoique le Tutor consomme moins que le F-18, il y a quand même neuf (9) avions en vol et les implications sont les mêmes. Ajoutez à ceci le risque de collision aérienne. Les performants dans un spectacle aérien comptent sur leur espace protégé et se concentrent sur leur routine : forte probabilité de ne pas voir un petit avion au mauvais endroit. Notons qu’un unique avion s’est avéré responsable de multiples incursions. J’essaie d’imaginer le montant total de l’amende.