Semaine mondiale de femmes de l’air – profil de membre: Heather Pesto

La semaine mondiale des femmes de l’air aura lieu du 5 au 11 mars. COPA est fière de soutenir cette initiative et toutes les autres qui travaillent inlassablement à promouvoir l’effort des femmes dans l’industrie aéronautique. À chaque jour cette semaine, nous présenterons une membre COPA qui se distingue par son implication dans son domaine.

La femme de l’air d’aujourd’hui est Heather Pesto, du Manitoba. Nous avons demandé à Heather ce qui l’a inspirée à s’impliquer en aviation, ses aspirations et comment elle entrevoit le rôle de COPA en aviation:

Nous vous proposons aujourd’hui de suivre avec nous le parcours de Heather Pesto, une Manitobaine qui détient sa licence de pilote privé et déploie ses efforts en vue d’obtenir son brevet professionnel. Heather est également pilote de remorquage au sein du programme de planeurs des Cadets de l’air. Nous avons demandé à cette jeune femme fort dynamique de nous raconter ce qui a bien pu l’inciter à s’intéresser à l’aviation, de décrire ses projets pour l’avenir, et, enfin de bien vouloir nous expliquer comment elle perçoit la raison d’être de COPA dans l’aviation. Laissons-lui donc la parole:

“J’ai été plutôt chanceuse d’avoit été fascinée dès mon très jeune âge par l’idée de prendre mon envol. J’ai toujours aimé les oiseaux et ce qui exerçait chez moi un attrait au bord de la magie était leurs évolutions dans le ciel. J’ai tellement dit et redit que je rêvais tant de voler, que mes parents m’ont finalement prise au pied de la lettre. Je voulais voler? Eh bien, oui, ça se pouvait parfaitement! Ma mère avait déjà entendu parler des Cadets de l’air. Elle a donc examiné minutieusement l’activité des Escadrons de notre voisinage, pour me dénicher immédiatement une place.

Mon parcours aéronautique a donc débuté officiellement quand je me suis inscrite chez les cadets en septembre 2008. En devenant membre de l’Escadron 170 St. James des Cadets de l’Aviation royale du Canada, à Winnipeg, j’ai laissé savoir à mes instructeurs et à mon officier-commandant  que je comptais bien apprendre à piloter. Il faut dire que l’Escadron 170 offrait déjà plein d’activités aéronautiques captivantes comme les excursions en planeur les week-ends, depuis l’aérodrome de Gimli, les exposés sur divers aspects de l’aviation meublaient bien nos soirées d’activité, de même que des cours théoriques en règle donnés dans le contexte des programmes de bourses de pilotage de planeur ou d’avion motorisé. Aussitôt que j’ai été en mesure de le faire, je me suis inscrite au cours de pilote de vol à voile et j’ai obtenu ma licence de pilote de planeur au cours de l’été 2011.

L’année suivante, je m’inscrivais au Providence University College. En 2012, j’ai mené à terme la première année d’un bac à double majeure en Aviation et Affaires. Au printemps 2012, j’ai obtenu ma licence de pilote privé chez Harv’s Air Service. A partir de ce moment, je me suis efforcée d’accumuler des heures de vol. Mais les coûts de pilotage étant ce qu’ils sont, j’ai surtout cherché à économiser des sous pour financer mes heures dans le cockpit.

Ainsi, je suis demeurée dans l’organisation des cadets lorsque j’ai eu atteint l’âge butoir de 19 ans. Et en 2015, je suis devenue membre du Cadre des instructeurs de cadets de la Réserve des Forces canadiennes. Dans le contexte de cette activité auprès des cadets, j’ai été promue au grade de lieutenant et j’ai été affectée à la formation des élèves officiers de deux Escadrons. Je donnais aussi des cours théoriques dans plusieurs escadrons de cadets de l’air. J’ai aussi enseigné aux femmes aviatrices du Chapitre manitobain des 99s.

En 2017, je suis devenue pilote de remorquage de planeurs au Centre d’entraînement des cadets au pilotage, à Gimli. Je pilotais un Bellanca Scout pour remorquer les planeurs Schweizer utilisés par les cadets.

A l’heure actuelle,  je me prépare à l’examen écrit de la licence de pilote commercial et j’espère obtenir mon brevet professionnel d’ici quelques mois.

Ce que j’aime par-dessus tout en aviation, c’est de pouvoir apprendre quelque chose de neuf d’une journée à l’autre. Peu importe ce que vous faites, peu importe où vous allez, les conditions météo ne serons jamais les mêmes, ce qui signifie que chaque vol devient une expérience unique. Aussi, il y a cette sensation unique, ce sentiment de puissance qui vous habite quand vous vous installez aux commandes d’un appareil aussi impressionnant. . . Pour aller à peu près partout où ça vous chante, quand ça vous chante. . . C’est ça, vraiment, qui reste aussi incroyablement exaltant!

Mon objectif, dans l’immédiat, est d’obtenir ma licence de pilote commercial. Et je voudrais sûrement voler dans le Nord pour admirer les plus beaux paysages. L’idée même de voler dans le Nord constitue un défi grandiose à relever et présuppose un degré de préparation qui profitera de toute manière à tout ce que je pourrais entreprendre dans ma carrière aux commandes.

Essentiellement, mes temps libres sont constitués d’un amalgame d’aventure à l’état pur et de confort tranquille à la maison. Je viens tout juste de m’installer en Ontario avec mon conjoint, alors nous passons beaucoup de notre temps à  explorer les parages, pour y dénicher tous les trésors possibles des restos sympas aux spectacles divertissants, ou aux grands espaces. J’adore le camping, les excursions et le ski. Mais pour rééquilibrer tout ça, j’aime bien m’installer dans mon fauteuil favori avec un bon livre ou une gourmandise qui sort tout juste du four. Quand la possibilité nous l’offre, j’aime visiter nos familles, au Manitoba ou en Saskatchewan. Pour aider mes parents ou mes grands-parents dans l’accomplissement tranquille de leurs petits boulots. J’aime aussi faire un peu d’exercice avec ma mère.

Je m’efforce aussi d’encourager les jeunes filles et les femmes à s’impliquer en aéronautique, par l’exemple de ma propre activité au sein des Cadets de l’air ou dans les cours théoriques. Et quand j’enseigne, j’en profite pour partager mon expérience personnelle avec mes élèves et pour leur fournir les outils et les informations dont elles ont besoin pour atteindre leurs objectifs.

L’un des plus importants facteurs de ma propre réussite aura été d’avoir pu prendre connaissance du cheminement existentiel d’autres femmes engagées dans le même combat. Je voudrais qu’il en soit de même pour d’autres aviatrices en devenir. C’est pourquoi je saute sur toutes les occasions qui me sont offertes de me raconter en décrivant les échecs aussi bien que les réussites qui ont jalonné mon parcours. De cette manière, ceci devrait permettre aux autres de réaliser que s’il y a des embûches sur le parcours, la détermination et le travail soutenu leur permettront d’atteindre leur but, même s’il leur faut un petit peu plus de temps que prévu.

Et quand ça se peut, j’aime aussi mettre l’épaule à la roue le plus souvent possible. Aider pour aider, en quelque sorte.  Ainsi, j’ai eu la chance d’être une des femmes-pilotes qui ont rendu possible la Journée des aviatrices manitobaines tenue à l’aéroport de St.Andrews (été 2017). J’ai alors eu la chance d’offrir des vols de familiarisation à plusieurs jeunes filles ou femmes aux propensions aéronautiques. C’était là une façon merveilleuse de “rembourser” en faisant profiter par d’autres des avantages qui m’ont aidé à progresser personnellement. Si j’ai contribué à lancer la carrière d’autres aviatrices, j’en suis comblée. Il est vraiment stimulant de pouvoir montrer aux gens que “n’importe qui”, finalement, peut piloter un avion…

COPA est une magnifique organisation, une véritable corne d’abondance, une mine d’or de renseignements sur l’aviation. Leurs sites web comme leurs magazines, peuvent répondre aux attentes de tous les secteurs de l’aviation, de l’aviateur en herbe à la recherche d’une école de pilotage, au pilote d’expérience en quête d’informations susceptibles d’accroître ses compétences, et au pilote retraité désireux d’acquérir ou de revendre un appareil. COPA abat un travail extraordinaire de promotion de l’industrie, non seulement en aidant les femmes a s’y retrouver dans le labyrinthe des centres de formation spécialisée, mais aussi en offrant un présentoir prestigieux aux aviatrices déjà considérés comme des modèles dans l’industrie. Quiconque se sent authentiquement intéressé par l’aviation, –même de loin–, pourra certainement profiter des avantages offerts par un abonnement au magazine COPA.

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